Mauro Bolognini, qui vient de disparaître à l’âge de 79 ans, a été un des réalisateurs les plus importants du cinéma italien. Pas des plus grands – comparé, par exemple, à Fellini, Visconti, ou encore Rossellini – mais un de ceux qui ont compté et dont l’œuvre, même si elle fut inégale, ne sera pas oubliée. Né en 1922 en Toscane, Mauro Bolognini, après avoir étudié l’architecture, ne tarde pas à se diriger vers le cinéma (alors florissant en Italie). Profitant du système des coproductions, il pratique une «expérience française» dont il avait volontiers reconnu qu’elle lui avait été bénéfique. Ainsi, il travaille comme assistant de Jean Delannoy (La minute de vérité, avec Jean Gabin et Michèle Morgan) et d’Yves Allégret (Nez-de-cuir, avec Jean Marais). Rentré en Italie, il est l’assistant de Luigi Zampa (cinéaste renommé), pour Processo Alla Cita, un film à grand succès. En 53, Bolognini réalise son premier long métrage, Ci Troviamo In Galleria, un travail soigné mais strictement commercial. Peu après, il affirme ses dons avec Gli Innamorati (Les amoureux), présenté à Cannes en 56, un film quelque peu influencé par Pasolini. Il travaille avec le populaire comique Toto et collabore justement avec Pasolini (scénario et dialogues) pour La Notte Brava (59) – Le Bel Antonio (même année) et La Giornata Balorda (60). Autant de films au caractère social marqué – l’intrigue se situant dans des milieux populaires, prolétaires – fort bien accueillis partout. Dès lors, la carrière de Bolognini va prendre un élan durable. Parmi ses films les plus notables, on peut citer : Sénilita (61) – La grande bourgeoise (74), avec Catherine Deneuve – surtout La Viaccia (61), avec Jean-Paul Belmondo et Claudia Cardinale, à la mise en scène recherchée presque jusqu’au baroque, et aussi Un bellissimo novembre (68), avec Gina Lollobrigida, et Metello (70). Après une Dame aux camélias (80), avec Isabelle Huppert et Gian-Maria Volonté, vint le déclin. Mais pas l’oubli. 49e Festival international de San Sebastian Du 20 au 29 septembre 2001 se tiendra la 49e édition du Festival international du film à San Sebastian (Espagne). Toujours avec la même formule, intelligemment composée et en amélioration permanente, qui a fait son succès, jamais démenti à ce jour. Il y aura bien sûr la compétition officielle, comme dans tous les festivals de classe «A» : les films, venus des horizons les plus divers, seront projetés dans la grande salle du complexe Kursaal (1 500 places). Parmi les sections parallèles, «Zone ouverte» («Zabaltegi») présentera des films récompensés dans d’autres festivals internationaux ; cependant que «Made in Spain» donnera une idée assez précise de la production récente du cinéma en Espagne et en Amérique latine. Une rétrospective sera consacrée à l’œuvre du cinéaste géorgien Otar Iosseliani, auteur de Il était une fois un merle chanteur et Pastorale. Mais la vedette reviendra, très probablement, au grand cinéaste américain Frank Borzage (1893-1962) dont seront projetés tous les films les plus importants. Citons, entre autres, Seventh Heaven (L’heure suprême – 1927), avec Janet Gaynor et Charles Farrell – A Farewell to Arms (L’adieu au drapeau – 1932), avec Gary Cooper et Helen Hayes – et Desire (Désir – 1936), avec Marlène Diétrich et Gary Cooper, produit par Ernst Lubitsch. Borzage, cinéaste porté aux nues par des «grands» du septième art comme Samuel Fuller, Josef von Sternberg, ou encore Marcel Carné, est resté relativement méconnu (trop, en fait). Le redécouvrir fera le plaisir des participants à ce festival convivial, qui a su conserver une dimension humainement conviviale
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Mauro Bolognini, qui vient de disparaître à l’âge de 79 ans, a été un des réalisateurs les plus importants du cinéma italien. Pas des plus grands – comparé, par exemple, à Fellini, Visconti, ou encore Rossellini – mais un de ceux qui ont compté et dont l’œuvre, même si elle fut inégale, ne sera pas oubliée. Né en 1922 en Toscane, Mauro Bolognini, après avoir étudié l’architecture, ne tarde pas à se diriger vers le cinéma (alors florissant en Italie). Profitant du système des coproductions, il pratique une «expérience française» dont il avait volontiers reconnu qu’elle lui avait été bénéfique. Ainsi, il travaille comme assistant de Jean Delannoy (La minute de vérité, avec Jean Gabin et Michèle Morgan) et d’Yves Allégret (Nez-de-cuir, avec Jean Marais). Rentré en Italie, il est l’assistant...