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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : manque d’entrain

Le marché des changes de Beyrouth a manqué d’entrain hier, en raison de l’absence d’engouement de la part des opérateurs aussi bien à la demande qu’à l’offre du dollar. En effet, l’essentiel des échanges s’est concentré sur les besoins commerciaux pressants des clients ainsi que sur quelques ajustements de positions en cette monnaie. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL), toujours soucieuse de préserver la stabilité monétaire, a continué de déterminer la tendance du marché. En se déclarant ainsi prête à acheter le billet vert à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL simultanément, celle-ci est parvenue à le maintenir au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi, et à 1 514,00 LL dans le négoce, comme depuis le 8 février dernier. Mais, compte tenu de la réticence de l’offre et de la demande, le volume des échanges s’est davantage contracté pour ne pas dépasser quelques six millions de dollars, dont une partie placée à la vente par la BDL à 1 514,00 LL et l’autre par les banques de la place à ce même taux. L’euro au plus bas depuis six mois À l’étranger, les perspectives de ralentissement de la croissance en Europe et la hausse des pressions inflationnistes dans cette zone ont pesé sur l’euro hier, le faisant chuter sous le seuil de 0,86 dollar pour la première fois depuis le 29 novembre dernier. À cet égard, les investisseurs se sont inquiétés de voir qu’au moment où l’industrie en Allemagne et en France est proche de la récession, les pressions inflationnistes repartent à la hausse dans ces deux pays. La croissance a fléchi à 2,00 % en glissement annuel en Allemagne au premier trimestre (au plus bas depuis le troisième trimestre 1999) contre 2,6 % au quatrième trimestre 2000, ainsi qu’en France à 0,5 % contre 0,8 % pendant la même période (au plus bas depuis le quatrième trimestre 1998). Or, dans le même temps, l’inflation allemande a atteint 3,5 % en rythme annuel en mai, son niveau le plus élevé depuis décembre 1993, après 2,9 % en avril, bien au-delà du seuil de tolérance de 2,00 % fixé par la Banque centrale européenne (BCE) pour cette année. «Il est de plus en plus évident que l’environnement économique de la zone euro se détériore», a observé hier une analyse de la Canadian Imperial Bank of Commerce (CIBC). «Même la France, qui jusqu’à présent se tenait très bien, connaît, elle aussi, des signes de décélération de la croissance», ajoute-t-elle. En France, les prix à la consommation ont augmenté de 0,5 % le mois dernier, tandis que la hausse du Produit intérieur brut (PIB) a ralenti à 0,5 % au premier trimestre de cette année par rapport au trimestre précédent. Ce risque de «stagflation», entre ralentissement de la croissance économique et hausse des prix, a donc pesé sur l’euro, a noté une analyse financière de l’agence Currency Network. Et d’ajouter qu’on assiste à une conjonction de mauvaises nouvelles pour l’euro, et de bonnes pour le dollar. Ce dernier étant favorisé par le redressement des marchés boursiers aux États-Unis. D’après cette analyse, les perspectives de croissance aux États-Unis pour la seconde moitié de l’année sont meilleures qu’en Europe. Du coup, plusieurs cambistes commencent à spéculer sur la probabilité d’une intervention de la BCE sur le marché pour soutenir l’euro, surtout après avoir maintenu hier son principal taux directeur à 4,50 % à l’issue de la réunion de son conseil de gouverneurs. «Au niveau actuel de l’euro, les probabilités d’intervention de la BCE sont grandissantes», ont souligné hier les analystes de Currency Network, faisant remarquer que la dernière intervention de la BCE remonte au 9 novembre 2000, lorsque l’euro s’échangeait sous la barre de 0,86 dollar. Depuis, la monnaie européenne avait réussi à remonter la pente. C’est dans cette perspective que le dollar devait se heurter au seuil de 0,86 pour un euro, se négociant à New York comme suit : – 0,8565 pour un euro contre 0,8645, la veille – 1,4190 pour un sterling contre 1,4275 – 2,2835 DM contre 2,2625 – 7,6585 FF contre 7,5875 – 1,7805 FS contre 1,7685 – 2 260,70 lires contre 2 239,75 – 119,80 yens contre 122,75. Bourse de Beyrouth : sous le signe de la baisse de Byblos Bank À la Bourse de Beyrouth et après quatre séances de stabilité, la tendance s’est un peu effritée hier, consécutivement au repli des actions C de la Byblos Bank de 1 7/16 à 1 3/8 dollar dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. Cela étant, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a cédé 0,09 % à 60,08 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires 0,15 % à 138,07 points. Pourtant, l’activité du marché est restée très mince hier, avec seulement 28 724 actions négociées d’une valeur globale de 130 260 dollars. Les marchés américains victimes des prises de bénéfices Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont creusé leurs pertes hier, les investisseurs mettant de côté leur enthousiasme des derniers jours pour procéder à des ventes bénéficiaires sur les valeurs technologiques. Pourtant, les opérateurs sont restés prudents en l’absence de nouvelles données macroéconomiques susceptibles de leur fournir une idée plus précise de la santé de l’économie américaine. Les prises de bénéfices sont venues donc affaiblir les valeurs de la nouvelle économie, selon une analyse de Prudential Securities, faisant remarquer qu’après six séances consécutives de hausse, ce qui ne lui était pas arrivé depuis février 2000, la bourse électronique Nasdaq est surachetée. En effet, fabricants de semi-conducteurs et équipementiers de réseaux ont fait grise mine en dépit d’appréciations positives de la banque d’affaires Goldman Sachs et de Merrill Lynch sur les perspectives de plusieurs d’entre eux. Pour ce qui est des valeurs de la vieille économie, les gains des cycliques, de la grande consommation et des aériennes n’ont pas suffi à adoucir le recul des secteurs de la banque, de la pharmacie et de l’automobile. Cela étant, l’indice composite Nasdaq est revenu au-dessous du seuil des 2 300 points pour frôler les 2 250 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait faiblement entre un plus haut à 11 262,25 points et un plus bas à 11 120,07 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 11 140,90 points, en baisse de 116,34 points sur la veille. Baisse des Bourses européennes... Après six séances consécutives de hausse, les marchés boursiers européens se sont orientés à la baisse mercredi, entraînés par un recul des technologiques, des médias et des télécoms dans le sillage d’Alcatel, plombé par les informations sur son éventuel rachat de l’américain Lucent Technologies. Les boursiers n’ont prêté que peu d’attention à la décision, sans surprise, de la Banque centrale européenne de ne pas modifier ses taux, deux semaines après leur réduction d’un quart de point de pourcentage. «Ce n’est pas une surprise que la BCE ait laissé ses taux inchangés à la réunion de son conseil cette semaine, a constaté l’économiste David Brown, chez Bear Stearns. Dans le contexte actuel, ils (ses dirigeants) seraient bien avisés de ne rien faire. La grande question est de savoir quand ils trouveront le courage d’agir de nouveau». À la fermeture de la pluprat des places européennes, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a perdu 0,85 %, à 1 476,77 points, tandis que le DJ Euro Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro a reculé de 0,85 %, à 1 476,77. «J’ai tendance à penser que les techs sont encore surévaluées et que le marché est allé trop loin. Je crois que le marché a retrouvé un peu de sens commun», a dit Chris Woods, de la société de gestion State Street Global Advisers. C’est le compartiment des technologiques qui a été le plus touché, perdant globalement quelque 2,8 %. Plus forte baisse des vedettes européennes, le fabricant français d’équipements de télécoms Alcatel a fini sur un recul de 5,26 %, sous le coup des inquiétudes sur l’éventuelle acquisition de son concurrent américain Lucent. ... et de la Bourse de Tokyo La Bourse de Tokyo a accusé une deuxième baisse consécutive mercredi, la prudence régnant avant la parution des résultats annuels des grandes banques nippones dans le courant de la semaine. L’indice Nikkei 225 a perdu 23,49 points (0,17 %) à 14 067,70, alors qu’il affichait un gain de 0,8 % en matinée. Le Topix a cédé 0,33 % (4,53 points) à 1 375,23. Mizuho Holdings, premier groupe bancaire mondial, a cédé 2,46 % à 675 000 yens, pesant sur les deux indices et annulant l’effet positif de la 6e hausse consécutive du Nasdaq la veille. «On sait que les comptes du secteur bancaire n’auront rien de bien enthousiasmant, mais il faut bien les consulter de toute façon», a dit Hidenori Karaki (Tokyo Mitsubishi Personal Securities). Quatre au moins des huit grandes banques seront vraisemblablement déficitaires, reflétant le coût des créances irrécouvrables ou douteuses. «Ce seront surtout les prévisions qui intéresseront les investisseurs à la recherche d’indices sur la fragilité réelle de la situation», a poursuivi Karaki. Sumitomo Mitsui Banking Corp. (SMBC), deuxième groupe bancaire mondial, a cédé 3,87 % à 1 044 yens. SMBC doit publier ses résultats aujourd’hui.
Le marché des changes de Beyrouth a manqué d’entrain hier, en raison de l’absence d’engouement de la part des opérateurs aussi bien à la demande qu’à l’offre du dollar. En effet, l’essentiel des échanges s’est concentré sur les besoins commerciaux pressants des clients ainsi que sur quelques ajustements de positions en cette monnaie. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL), toujours soucieuse de préserver la stabilité monétaire, a continué de déterminer la tendance du marché. En se déclarant ainsi prête à acheter le billet vert à 1 501,00 LL et à le vendre à 1 514,00 LL simultanément, celle-ci est parvenue à le maintenir au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi, et à 1 514,00 LL dans le négoce, comme depuis le 8 février dernier. Mais, compte tenu de...