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Actualités - Communications Et Declarations

Shimon Peres : « La paix n’est pas morte »

Le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres a estimé lundi que «la paix n’est pas morte» au Proche-Orient malgré l’escalade des affrontements, lors d’une visite à Moscou visant à obtenir que la Russie fasse pression sur les Palestiniens. «En dépit de toutes les difficultés, je crois que la paix n’est pas morte. Je ne pense pas qu’il y ait une meilleure alternative pour Israël, les Palestiniens ou la communauté internationale que de revenir aux négociations de paix», a déclaré le ministre israélien. Il s’est déclaré favorable au travail de la commission internationale présidée par l’ex-sénateur américain George Mitchell qui a appelé lundi les deux parties à mettre fin «immédiatement et sans conditions aux violences», à l’occasion de la publication à New York de son rapport. «Le rapport Mitchell, approuvé par tous, doit permettre la reprise du dialogue», a déclaré M. Peres à l’issue d’un entretien de deux heures lundi soir avec le président Vladimir Poutine. «Mais il ne peut y avoir de discussions sans concessions. Nous devons convaincre les gens que tout compromis est pour le bien de la paix», a encore affirmé le ministre. Interrogé sur les concessions qu’il souhaitait obtenir de la part des Palestiniens, M. Peres a répondu qu’Israël ne voulait qu’«un arrêt des violences». Il s’est toutefois montré très sceptique sur le gel de la colonisation juive dans les territoires palestiniens que demande la commission Mitchell. «Même si vous renoncez à la terre (...) pour toujours, vous n’avez aucune assurance que vous aurez la paix en échange», a-t-il a déclaré, ajoutant que «la terre est éternelle mais la paix instable». Arrivé à Moscou dimanche, le prix Nobel de la paix s’est aussi entretenu lundi avec son homologue Igor Ivanov. Il doit quitter Moscou dans la soirée. Dans une interview plus tôt dans la journée, M. Peres avait déclaré que l’objectif d’Israël était «de parler, pas de tirer», estimant que le conflit «ne pouvait pas être arrêté avec des balles». Des déclarations qui interviennent alors qu’Israël a poursuivi ses frappes contre les Palestiniens, avec des tirs d’hélicoptères dans la nuit de dimanche à lundi contre des objectifs dans la bande de Gaza et tuant deux membres du Fateh près du camp de réfugiés de Bureij. Shimon Peres avait exprimé l’espoir dimanche que la Russie, coparrain du processus de paix et allié traditionnel des pays arabes, exerce son influence sur les Palestiniens pour mettre fin à l’escalade de la violence. Le ministre israélien s’était dit prêt, dimanche, à négocier avec le chef de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat. «La Russie est prête à soutenir toute initiative d’Israël ou des Palestiniens pour reprendre les négociations et arrêter le conflit», a pour sa part déclaré Igor Ivanov. M. Arafat doit se rendre à Moscou du 8 au 10 juin prochains a indiqué l’ambassade de Palestine en Russie. La Russie, quasiment absente depuis plusieurs années du processus de paix, a tenté de regagner de l’influence ces derniers mois, alors que la situation se détériorait entre Israéliens et Palestiniens. Un haut responsable russe cité sous couvert de l’anonymat par l’agence Interfax a du reste accusé la précédente Administration américaine de Bill Clinton d’avoir favorisé la détérioration de la situation en cherchant à tout prix un règlement de paix. «Les Américains ont exercé une pression très importante sur Israël et les Palestiniens pour parvenir à un compromis auquel les deux parties n’étaient pas préparées», a-t-il dit. «En surévaluant leurs capacités, les États-Unis ont ramené les négociations au Proche-Orient des années en arrière», a-t-il conclu.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres a estimé lundi que «la paix n’est pas morte» au Proche-Orient malgré l’escalade des affrontements, lors d’une visite à Moscou visant à obtenir que la Russie fasse pression sur les Palestiniens. «En dépit de toutes les difficultés, je crois que la paix n’est pas morte. Je ne pense pas qu’il y ait une meilleure alternative pour Israël, les Palestiniens ou la communauté internationale que de revenir aux négociations de paix», a déclaré le ministre israélien. Il s’est déclaré favorable au travail de la commission internationale présidée par l’ex-sénateur américain George Mitchell qui a appelé lundi les deux parties à mettre fin «immédiatement et sans conditions aux violences», à l’occasion de la publication à New York de son rapport....