Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : léger regain d’activité

L’activité s’est relativement développée hier sur le marché des changes de Beyrouth par rapport à la fin de la semaine dernière, consécutivement à l’accroissement de la demande du dollar et à l’apparition d’une certaine offre en cette monnaie en dehors de la Banque du Liban (BDL). Mais, après que celle-ci eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, les établissements de crédit ont continué à le négocier au point supérieur de la fourchette d’intervention de la BDL en raison de la propension des opérateurs à la demande plutôt qu’à l’offre, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume des échanges a dépassé hier quelque dix millions de dollars dont une partie placée à la vente par la BDL et l’autre par les banques de la place à 1 514,00 LL. Accès de faiblesse de l’euro À l’étranger, le remaniement des indices boursiers du fonds d’investissement de la banque d’affaires américaine Morgan Stanley Capital International (MSCI) a pesé sur la monnaie unique européenne hier, le poussant sous la barre de 0,88 dollar, alors que le marché craint une nouvelle série de statistiques moroses dans la zone euro dans les jours qui viennent. Selon les analystes, la devise européenne a mal digéré le remaniement des indices du fonds MSCI où la part des actions américaines, australiennes et britanniques a augmenté aux dépens de celles de la zone euro. «Le remaniement des indices MSCI a donné une excuse aux opérateurs pour vendre de l’euro», a noté une analyse de Steven Pearson. «Mais c’est surtout de la tonalité des prochaines statistiques européennes que dépend l’évolution future de l’euro», a-t-elle ajouté. Or, le marché craint d’avoir une nouvelle vague de statistiques à la baisse, à commencer par l’indice de l’institut IFO, sur le climat des affaires en Allemagne le mois dernier, qui devrait enregistrer aujourd’hui un nouveau recul, selon la plupart des opérateurs. À cet égard, le marché table généralement sur une baisse à 93,3 points en avril contre 93,9 points le mois précédent, ce qui serait le dixième recul consécutif de l’indice en onze mois. La réunion de la Banque centrale européenne (BCE) demain est un autre rendez-vous important, alors que les analystes sont devenus prudents en matière de prévision. «Je ne table pas sur une nouvelle baisse des taux européens, mais j’hésite à prendre quelque décision que ce soit», a souligné Steven Pearson, à l’instar de nombreux analystes qui ne savent plus trop comment anticiper les décisions de la BCE, depuis qu’elle a baissé ses taux par surprise il y a deux semaines, dans un contexte inflationniste. La plupart des analystes s’attendent toutefois à un statu quo monétaire à l’issue de la réunion de la BCE, avancée à mercredi en raison des fêtes de l’Ascension. Mais on prévoit cependant une nouvelle baisse des taux européens en juin. Eu égard à toutes ces considérations et dans l’attente de l’indice IFO aujourd’hui et les réunion de la BCE demain, le dollar s’est négocié à New York sur un ton ferme face à l’euro comme suit : – 0,8769 pour un euro contre 0,8805, vendredi dernier – 1,4389 pour un sterling contre 1,4395 – 2,2305 DM contre 2,2215 – 7,4805 FF contre 7,4495 – 1,7475 FS contre 1,7425 – 2 208,10 lires contre 2 199,05 – 122,60 yens contre 123,50. Bourse de Beyrouth : marché atone À la Bourse de Beyrouth, la semaine a débuté dans le calme et la stabilité hier, avec le maintien des actions A de Solidere et C de la Bank of Beirut à 5,00 dollars et 7 9/16 dollars respectivement. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 60,13 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 138,28 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché atone où seulement 10 726 actions ont changé de mains d’une valeur globale de 56 193 dollars. Orientation mitigée des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont partiellement opté pour l’optimisme hier, après une ouverture hésitante, les investisseurs se sentant d’humeur à offrir surtout à la Bourse électronique Nasdaq une cinquième séance de hausse consécutive. Pourtant, les milieux d’affaires sont restés peu actifs, en l’absence de nouvelles données macroéconomiques, ont indiqué les courtiers. Ils devront attendre la fin de semaine pour trouver quelque chose à se mettre sous la dent, avec notamment les demandes hebdomadaires d’allocations chômage jeudi et les chiffres révisés du Produit intérieur brut (PIB) américain pour le premier trimestre vendredi. Sur le front des entreprises, c’est la deuxième grosse semaine en matière de publication de résultats pour les sociétés achevant leur trimestre fin avril, notamment celles de la grande distribution. Si au premier trimestre, le marché pariait sur une relance de l’économie aux États-Unis et des bénéfices des entreprises pour le troisième trimestre, aujourd’hui, il anticipe un redressement au quatrième trimestre, a souligné la société d’analyses financières First Call. «Nous devrions discerner au cours du prochain mois si ce scénario est susceptible de se produire ou au contraire si la reprise sera encore retardée d’un trimestre. Cependant, cette fois-ci, les probabilités que le redressement économique survienne conformément aux attentes du marché semblent meilleures», a estimé First Call. Si rien ne semblait pouvoir assombrir l’horizon du Nasdaq avec la hausse des valeurs technologiques, Wall Street peinait à décoller. Elle était un peu déprimée hier par le repli de l’un des poids lourds de la cote, Procter and Gamble. Le titre de cette société a perdu largement du terrain suite à l’annonce du rachat de Clairol pour 4,95 milliards de dollars, un prix jugé trop élevé. La chaîne de magasins de vêtements The Limited a pesé également sur Wall Street. Le groupe, qui a enregistré un bénéfice deux fois plus faible que l’an dernier et a annoncé des perspectives peu encourageantes pour le trimestre à venir, a également cédé du terrain. Cela étant, l’indice composite Nasdaq s’est rapproché sensiblement hier du seuil des 2 300 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus bas à 11 232,84 points et un plus haut à 11 323,89 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 11 293,90 points, en léger repli de 9,84 points sur vendredi dernier. Hausse modérée des Bourses européennes Les marchés boursiers européens sont parvenus à afficher des progrès modérés hier vers la fin de l’après-midi, malgré les répercussions négatives sur le secteur de l’automobile de la recomposition des indices internationaux MSCI et des pressions subies par British Telecommunications pour le premier jour de cotation de ses nouvelles actions. À la clôture de la plupart des places européennes, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a inscrit une avance de 0,38 %, à 1 477,04 points, et le DJ Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, était en progrès de 0,21 %, à 4 555,74. Les marchés américains n’ayant pas affiché de tendance bien définie, ils n’ont pas sensiblement influencé les places européennes. La résistance des marchés européens a été due notamment à une hausse de 2,4 % du compartiment des technologiques entraînée par une envolée de 2,4 % d’Ericsson. La fermeté du groupe suédois s’explique par le succès de sa double émission obligataire de deux milliards d’euros et de 250 millions de sterlings dans la journée. «L’émission obligataire d’Ericsson s’est bien passée et nous en constatons l’effet positif sur le marché des actions mais, du côté des baisses, nous constatons de nouveau d’infernales pressions sur BT», a constaté un gestionnaire de fonds d’Edimbourg. «En dehors de cela, la journée a été plutôt calme, dans l’attente de l’indice allemand Ifo», ajoute-t-il. Tokyo : soutenue par le remaniement de MSCI La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 2,15 % lundi à son plus haut en clôture en près de deux semaines après la réorganisation des indices MSCI qui a suscité des achats sur des actions délaissées récemment. Les sociétés dont les perspectives de croissance semblent solides, telles que KDDI et Sumitomo Metal Mining, ont mené le bal. «Les investisseurs étaient très prudents car ils se demandaient de combien MSCI réduirait la pondération du Japon et beaucoup avait noué des positions courtes avant le week-end», a dit Zenshiro Mizuno, de Marusan Securities. «Les résultats, relativement limités (du remaniement), ont cité beaucoup à couvrir ces positions courtes et ont bénéficié à des actions et compartiments jugés prometteurs, comme l’énergie», a-t-il ajouté. Le Nikkei a gagné 299,06 points à 14 176,83 et le Topix 0,86 %, soit 11,82 points, à 1 383,39. KDDI s’est adjugé 8,6 % à 589 000 yens, soutenant les deux principaux indices japonais. Vendredi, le deuxième opérateur japonais de télécoms a annoncé prévoir un bénéfice net du groupe plus que quadruplé à 64 milliards de yens ($518,2 millions) pour l’exercice en cours à la faveur de son recentrage sur la téléphonie mobile. Sumitomo Metal Mining s’est octroyé 10,53 % à 609 yens. Le groupe a bénéficié de la hausse de $13,80 du contrat juin de l’or à $287,80 l’once, un plus haut de sept mois et demi, vendredi à New York.
L’activité s’est relativement développée hier sur le marché des changes de Beyrouth par rapport à la fin de la semaine dernière, consécutivement à l’accroissement de la demande du dollar et à l’apparition d’une certaine offre en cette monnaie en dehors de la Banque du Liban (BDL). Mais, après que celle-ci eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, les établissements de crédit ont continué à le négocier au point supérieur de la fourchette d’intervention de la BDL en raison de la propension des opérateurs à la demande plutôt qu’à l’offre, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume des échanges a...