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Actualités - Chronologies

Michael Haneke, « le plus original »

Le cinéaste autrichien Michael Haneke a reçu dimanche soir le Grand Prix du jury du 54e Festival international du film de Cannes, pour La pianiste. Ce prix, qui récompense le film «qui manifeste le plus d’originalité ou d’esprit de recherche», lui a été remis par Laetitia Casta. Le film a déjà été récompensé dimanche par les deux prix d’interprétation, attribués à Isabelle Huppert et Benoît Magimel. Son film sur les fantasmes sadomasochistes d’une femme frustrée, adapté d’un roman de l’Autrichienne Elfriede Jenilek, a divisé la Croisette, comme l’avaient fait plusieurs des œuvres précédentes du dérangeant Autrichien, particulièrement Funny Games en 1997. L’an dernier, Michael Haneke avait présenté sans succès Code inconnu avec Juliette Binoche. Tourné en français dans la patrie de Freud, rythmé par Schubert et Bach, La pianiste explore les déviances troublantes et glauques d’Erika. Erika Kohut, la quarantaine sèche et cassante, est professeur de piano au conservatoire de Vienne. Elle vit en vase clos avec sa mère (Annie Girardot), une relation hystérique d’amour-passion. Pour échapper à la férule maternelle, entre deux lieder de Schubert, Erika fréquente les «peep-show», y renifle les kleenex abandonnés par ses prédécesseurs, se mutile le sexe avec une lame de rasoir, épie les ébats d’un couple dans une voiture, et entame une relation ambiguë avec un jeune élève (Benoît Magimel)... Erika «est une névrosée mais elle n’est pas malade», dit Michael Haneke, qui a mis un certain humour noir dans ce film qui a «en même temps, dit-il, des aspects terribles et comiques». Diplômé de philosophie et de psychologie, ce réalisateur s’est fait connaître à la Quinzaine des réalisateurs, avec Septième continent (1989), Benny’s Video (1992) et 71 fragments d’une chronologie du hasard (1994), trilogie sur «la glaciation émotionnelle qui frappe l’Autriche». La pianiste est coproduit par la société MK2 de Marin Karmitz, les Films Alain Sarde et Wega-Film.
Le cinéaste autrichien Michael Haneke a reçu dimanche soir le Grand Prix du jury du 54e Festival international du film de Cannes, pour La pianiste. Ce prix, qui récompense le film «qui manifeste le plus d’originalité ou d’esprit de recherche», lui a été remis par Laetitia Casta. Le film a déjà été récompensé dimanche par les deux prix d’interprétation, attribués à Isabelle Huppert et Benoît Magimel. Son film sur les fantasmes sadomasochistes d’une femme frustrée, adapté d’un roman de l’Autrichienne Elfriede Jenilek, a divisé la Croisette, comme l’avaient fait plusieurs des œuvres précédentes du dérangeant Autrichien, particulièrement Funny Games en 1997. L’an dernier, Michael Haneke avait présenté sans succès Code inconnu avec Juliette Binoche. Tourné en français dans la patrie de Freud,...