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Actualités - Chronologies

Sous le signe des Canaris et des faux passeports

La résurrection de Nantes, la confirmation de Lyon, les chutes de Monaco et du Paris SG, le maintien de Bordeaux, la bonne tenue des petits budgets (Lille, Sedan, Troyes) et l’affaire des faux passeports ont marqué le championnat de France de football de D1 2000/2001. Le huitième titre de Nantes, menacé de relégation en D2 en mai 2000, est une demi-suprise. La jeune garde de la Beaujoire a commencé sa marche vers le titre avec une victoire (5-2) à Monaco contre le champion sortant, médiocre 11e. L’équipe de Raynald Denoueix a surmonté sa déroute sans précédent contre Bordeaux (0-5 à domicile, 6e journée) grâce à son collectif bien sûr, mais aussi à la sûreté de Mickael Landreau dans les buts, aux passes décisives d’Eric Carrière et au sens du but de Marama Vahirua. Lyon, vainqueur de son premier trophée (Coupe de la Ligue) depuis 28 ans, se qualifie pour la troisième saison consécutive en Ligue des champions grâce à son buteur brésilien Sonny Anderson (22) et sa révélation Sidney Govou, meilleur espoir de l’année. PSG : la chute libre Mais la révélation de l’année est sans conteste Lille. Champion de D2, la saison dernière, les hommes de Vahid Halilhodzic ont occupé la première place pendant six journées. Les Nordistes ont décroché lors de la dernière journée une place méritée en Ligue des champions en faisant preuve d’étonnantes qualités morales. Une qualité qui ne s’achète pas et qui a fait défaut au PSG, malgré le retour de son enfant prodige Nicolas Anelka. Le club au plus gros budget du championnat a pris l’eau après avoir atteint un sommet fin octobre, en passant en tête du championnat et en se qualifiant pour la seconde phase de la Ligue des champions avec une éclatante victoire contre Rosenborg (7-2). Chute libre en championnat, déroute en Coupe de la Ligue (1-2 à Nancy), Berezina en Coupe de France (0-4 face à Auxerre au Parc), impuissance en Ligue des champions : même le retour de Luis Fernandez à la place de Philippe Bergeroo n’a pas suffi à inverser la tendance. La surprise est moindre à Marseille où, pour la deuxième saison consécutive, l’OM termine dans les basses eaux du championnat après avoir usé cinq entraîneurs (Abel Braga, Javier Clemente, Tomislav Ivic et même le tandem de transition Albert Emon-Christophe Galtier l’espace d’un match à Bastia). L’OM a pourtant bénéficié d’une fidélité sans faille de ses supporteurs (50 755 personnes en moyenne, le record de France) et du retour de Bernard Tapie. Bordeaux, valeur sûre du championnat, a effectué un beau retour, après un début difficile qui lui coûte la Ligue des champions. Le Portugais Pauleta (20 buts) a été le buteur révélation de l’exercice, mais cela n’a pas suffi, même si les Girondins comptent deux des trois Bleus évoluant en France (Ramé et Dugarry) avec Anelka. Sedan, leader surprise pendant trois journées, confirme pour sa part son bon classement de la saison dernière avec une place en UEFA, cette fois sous la direction d’Alex Dupont. Strasbourg et Saint-Étienne : année noire Au chapitre des déceptions, il faut également ajouter Monaco, champion de France 2000, Lens et Auxerre, ses prédécesseurs de 1998 et 1996, Bastia et Metz, finalistes de la Coupe de la Ligue en 1995 et 1999 qui ont joué les faire-valoir. Les trois relégués (Toulouse, Saint-Étienne et Strasbourg) ont vécu une saison noire. Saint-Étienne, finalement rétrogradée, a été au cœur de l’affaire des faux passeports, tout en subissant la loi de la tournante des entraîneurs (Robert Nouzaret, John Toshack, puis le duo Jean-Guy Wallemme/Rudy Garcia). Malgré ses recours contre Saint-Étienne et Metz dans le même dossier des faux passeports, Toulouse n’a pas récupéré sur tapis vert les points qui auraient pu permettre au TFC de sauver sa place en D1. Enfin, Strasbourg aura dû jouer un match à huis clos et un autre sur terrain neutre en raison d’un jet de pétard qui a fortement commotionné l’arbitre-assistante de la rencontre face à Metz en décembre. Mais cela n’explique pas les errements d’une formation déstabilisée toute la saison.
La résurrection de Nantes, la confirmation de Lyon, les chutes de Monaco et du Paris SG, le maintien de Bordeaux, la bonne tenue des petits budgets (Lille, Sedan, Troyes) et l’affaire des faux passeports ont marqué le championnat de France de football de D1 2000/2001. Le huitième titre de Nantes, menacé de relégation en D2 en mai 2000, est une demi-suprise. La jeune garde de la Beaujoire a commencé sa marche vers le titre avec une victoire (5-2) à Monaco contre le champion sortant, médiocre 11e. L’équipe de Raynald Denoueix a surmonté sa déroute sans précédent contre Bordeaux (0-5 à domicile, 6e journée) grâce à son collectif bien sûr, mais aussi à la sûreté de Mickael Landreau dans les buts, aux passes décisives d’Eric Carrière et au sens du but de Marama Vahirua. Lyon, vainqueur de son premier trophée...