Le ministre de l’Intérieur s’excuse - pour le chaos électoral
le 15 mai 2001 à 00h00
Le ministre de l’Intérieur du gouvernement sortant italien Enzo Bianco s’est excusé publiquement hier pour l’immense pagaille qui a marqué l’organisation des élections générales italiennes. «Nous demandons pardon aux nombreux citoyens qui ont dû supporter de graves désagréments pour pouvoir exercer leur droit de vote», a déclaré M. Bianco. «J’exprime mes profonds regrets pour les graves dysfonctionnements qui se sont produits», a ajouté le ministre. Une réduction d’un tiers du nombre des bureaux de vote par rapport au précédent scrutin législatif de 1996 allié à un système électoral complexe a provoqué un gigantesque chaos. Les électeurs ont dû faire la queue dans d’interminables files d’attente, s’allongeant dans les couloirs surchauffés des écoles, jusque dans les cours et parfois dans la rue. Aucun dispositif n’était prévu pour les personnes âgées et les handicapés qui ont dû compter sur les bonnes volontés et quelques soldats chargés du maintien de l’ordre et débordés pour pouvoir atteindre les urnes. Certains électeurs exaspérés par l’attente ont piétiné ou déchiré leur carte d’électeur, tandis que d’autres sont repartis chez eux sans avoir voté. Un habitant de Reggio de Calabre (sud) a remporté un étrange record. Antonio Suraci, 51 ans, affirme avoir été le dernier à voter, à 03h00 GMT après sept heures d’attente. «C’est une honte», a-t-il lancé. Le scrutin était officiellement ouvert dimanche de 04h30 GMT à 20h00 GMT, mais n’a en réalité fermé que lundi à 02h00 GMT bien sonnées. Les estimations et autres sondages à la sortie des urnes n’ont quant à eux été retardés que d’une heure, à 21h00 GMT. La plupart des médias italiens ont écrit lundi matin des éditoriaux au vitriol concernant l’organisation des élections. «Le scandale», a titré l’éditorial du quotidien La Repubblica tandis que celui du Corriere della Sera parlait de «honte».
Le ministre de l’Intérieur du gouvernement sortant italien Enzo Bianco s’est excusé publiquement hier pour l’immense pagaille qui a marqué l’organisation des élections générales italiennes. «Nous demandons pardon aux nombreux citoyens qui ont dû supporter de graves désagréments pour pouvoir exercer leur droit de vote», a déclaré M. Bianco. «J’exprime mes profonds regrets pour les graves dysfonctionnements qui se sont produits», a ajouté le ministre. Une réduction d’un tiers du nombre des bureaux de vote par rapport au précédent scrutin législatif de 1996 allié à un système électoral complexe a provoqué un gigantesque chaos. Les électeurs ont dû faire la queue dans d’interminables files d’attente, s’allongeant dans les couloirs surchauffés des écoles, jusque dans les cours et parfois dans la...
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