Les chrétiens d’Orient, une multitude de petites communautés
le 06 mai 2001 à 00h00
Les catholiques de Grèce et de Syrie sont extrêmement minoritaires aux dires mêmes du Vatican qui les évaluent à 53 000 en Grèce (sur 10 millions d’habitants) et à 309 000 en Syrie (sur 16 millions d’habitants). Plus généralement, les chrétiens d’Orient sont répartis en de nombreuses petites communautés religieuses, catholiques, orthodoxes ou orientales unies à Rome, issues des grands débats théologiques que connut le christianisme au cours des siècles. Voici les principales communautés catholiques : – Église maronite : apparue au Levant aux environs de 685, elle tire son nom de l’ermite syriaque du Ve siècle Maron (ou Maroun). Elle est constituée en patriarcat autonome après l’invasion arabe. C’est la seule Église catholique orientale qui soit toujours restée unie à Rome. Particularité unique dans l’Église catholique, les membres du clergé maronite peuvent être mariés. Rite antiochien en arabe et en syro-araméen. – Église melkite (grecque-catholique) : née en 1724 d’une scission au sein de l’Église grecque-orthodoxe d’Antioche. Rite byzantin en langue arabe. – Église arménienne : fondée au IIIe siècle par saint Grégoire. S’unit à Rome au XVIIIe siècle dans l’Église grégorienne. Dite «grégorienne» pour la distinguer de ceux qui ne se sont pas ralliés au Vatican. Rite arménien en langue arménienne. – Église syro-catholique : fraction importante de l’Église dite Jacobite qui s’est ralliée à Rome en 1783. Rite antiochien en langue arabe et syro-araméenne. – Église chaldéenne : fraction de l’Église assyrienne (nestorienne) qui s’est unie avec Rome en 1681. Liturgie en langue chaldéenne et arabe. – Église latine : rite latin. Les autres chrétiens sont ainsi répartis : – Église grecque-orthodoxe, dépendant du patriarcat d’Antioche qui suivit Constantinople lors du schisme entre l’Église d’Orient et d’Occident en 1054. Rite byzantin en arabe et en grec. – Église arménienne-orthodoxe, se développe comme Église autonome à partir du Ve siècle. Rite arménien en langue arménienne. – Église syro-orthodoxe (jacobite), fondée par Jacob Baradeo au VIe siècle – rite antiochien en langue syriaque. – Église assyrienne (ex-nestorienne) : autonome, issue du nestorianisme, doctrine sur la double nature, divine et humaine, du Christ défendue par Nestorius au Ve siècle. – Église copte-orthodoxe, issue de la sécession du patriarcat d’Alexandrie (Égypte) au Ve siècle.
Les catholiques de Grèce et de Syrie sont extrêmement minoritaires aux dires mêmes du Vatican qui les évaluent à 53 000 en Grèce (sur 10 millions d’habitants) et à 309 000 en Syrie (sur 16 millions d’habitants). Plus généralement, les chrétiens d’Orient sont répartis en de nombreuses petites communautés religieuses, catholiques, orthodoxes ou orientales unies à Rome, issues des grands débats théologiques que connut le christianisme au cours des siècles. Voici les principales communautés catholiques : – Église maronite : apparue au Levant aux environs de 685, elle tire son nom de l’ermite syriaque du Ve siècle Maron (ou Maroun). Elle est constituée en patriarcat autonome après l’invasion arabe. C’est la seule Église catholique orientale qui soit toujours restée unie à Rome. Particularité unique dans...
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