Quasiment absents des médias qui ont consacré leur attention à la bataille entre les deux coalitions, la Maison des libertés (CdL) à droite et l’Olivier à gauche, les «petits» partis politiques italiens ont mené une campagne farouche pour leur survie politique au-delà des élections du 13 mai. L’objectif affiché de ces formations qui ont refusé toute alliance avec les deux blocs est d’atteindre les 4 % des voix qui leur permettront d’avoir une représentation parlementaire. Quatre partis ont choisi de faire la course en solitaire : le Parti de la refondation communiste (PRC), L’Italie des Valeurs de l’ancien magistrat anticorruption Antonio Di Pietro, la Liste Bonino de l’ex-commissaire européen Emma Bonino et Démocratie européenne (DE) de l’ancien syndicaliste Sergio D’Antoni et de l’«inoxydable» sénateur à vie Giulio Andreotti, 82 ans, sept fois président du Conseil entre 1972 et 1992, ayant participé à 34 gouvernements de l’Italie d’après-guerre. Dernier venu sur la scène politique, le mouvement Démocratie européenne créé en novembre 2000 par l’ancien secrétaire de la confédération syndicale chrétienne CISL est l’ultime avatar pour reconstituer la défunte Démocratie-Chrétienne (DC), le parti politique qui a dominé la vie politique italienne pendant un demi-siècle avant d’être emporté par les scandales au début des années 90. Plusieurs parlementaires ont déjà rejoint DE. La formation comptait 6 députés et 10 sénateurs dans le Parlement sortant. M. D’Antoni, 55 ans, personnellement candidat au poste de maire de Rome, veut «briser» la logique du bipolarisme. «Aucune majorité claire ne sortira des urnes dimanche», estime M. Andreotti qui s’est dépensé sans compter pendant la campagne. «Le nouveau Parlement ne durera pas longtemps», prédit-il. Tôt ou tard, ajoute-t-il, il faudra revoir la loi électorale actuelle «dans laquelle les Italiens ne se reconnaissent pas» et revenir au système proportionnel intégral. Comme la DC, Démocratie européenne pourrait envisager alors de jouer un rôle clef pour faire et défaire les majorités.
Quasiment absents des médias qui ont consacré leur attention à la bataille entre les deux coalitions, la Maison des libertés (CdL) à droite et l’Olivier à gauche, les «petits» partis politiques italiens ont mené une campagne farouche pour leur survie politique au-delà des élections du 13 mai. L’objectif affiché de ces formations qui ont refusé toute alliance avec les deux blocs est d’atteindre les 4 % des voix qui leur permettront d’avoir une représentation parlementaire. Quatre partis ont choisi de faire la course en solitaire : le Parti de la refondation communiste (PRC), L’Italie des Valeurs de l’ancien magistrat anticorruption Antonio Di Pietro, la Liste Bonino de l’ex-commissaire européen Emma Bonino et Démocratie européenne (DE) de l’ancien syndicaliste Sergio D’Antoni et de l’«inoxydable»...
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