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Actualités - Chronologies

Le Ghana pleure ses morts du football

Le Ghana était en deuil jeudi, au lendemain de la mort d’au moins 126 spectateurs au stade d’Accra, où s’affrontaient les deux grands clubs rivaux du football national, Hearts of Oak et Kumasi Asante Kotoko. Des milliers de personnes se sont rassemblées devant la principale morgue de la capitale pour approcher les corps de leurs parents disparus dans la plus grave catastrophe survenue sur le continent africain lors d’un match de football. L’ampleur du bilan et la répétition des tragédies dans les stades africains – trois en l’espace d’un mois – hypothèquent en outre la candidature de l’Afrique du Sud à l’organisation de la Coupe du monde de football de 2010. L’agence de presse nationale du Ghana fait état de 126 victimes recensées dans les six hôpitaux de la ville. Selon la station de radio Joy FM, le bilan pourrait dépasser les 130 morts, certaines personnes ayant été enterrées immédiatement après leur décès conformément au rite musulman. À l’origine du drame, des bagarres entre supporters rivaux, suivies d’une vigoureuse et, pour certains, disproportionnée intervention de la police qui a provoqué un vaste mouvement de panique dans le stade, rempli de plus de 50 000 spectateurs. Deuil national «Certaines victimes sont mortes asphyxiées, mais la plupart semblent avoir été piétinées mortellement», a déclaré à Reuters le général Daniel Twum, de l’hôpital militaire de la capitale. Le président John Kufuor, ancien président du club de Kotoko, a convoqué jeudi le gouvernement en séance extraordinaire et devrait décréter un deuil national. Le chef de la police, le général Ernest Owusu-Poku, a ordonné l’ouverture d’une enquête et promis de faire toute la lumière. «Nous ne protégerons personne», a-t-il assuré. Le drame du stade d’Accra est l’un des plus graves de l’histoire du football. Il rappelle la tragédie du stade Loujniki de Moscou, en juillet 1982, qui a fait officieusement 340 morts lors du match de coupe UEFA entre le Spartak et le club nééerlandais de Haarlem. En 1964, plus de 300 personnes avaient péri lors de bagarres opposant dans le stade de Lima supporters péruviens et argentins lors d’une rencontre éliminatoire de Coupe du monde. Il s’agit du troisième drame de ce type qui touche le football africain en moins d’un mois. Le 11 avril, 43 supporters avaient péri écrasés dans un stade de Johannesburg. Sept autres amateurs de football avaient péri et une cinquantaine d’autres été blessés le 30 avril lors d’un mouvement de foule après une intervention de la police durant un match à Lubumbashi, en République démocratique du Congo.
Le Ghana était en deuil jeudi, au lendemain de la mort d’au moins 126 spectateurs au stade d’Accra, où s’affrontaient les deux grands clubs rivaux du football national, Hearts of Oak et Kumasi Asante Kotoko. Des milliers de personnes se sont rassemblées devant la principale morgue de la capitale pour approcher les corps de leurs parents disparus dans la plus grave catastrophe survenue sur le continent africain lors d’un match de football. L’ampleur du bilan et la répétition des tragédies dans les stades africains – trois en l’espace d’un mois – hypothèquent en outre la candidature de l’Afrique du Sud à l’organisation de la Coupe du monde de football de 2010. L’agence de presse nationale du Ghana fait état de 126 victimes recensées dans les six hôpitaux de la ville. Selon la station de radio Joy FM, le...