Les deux derniers finalistes malheureux de la Ligue des champions de football, le Bayern Munich et Valence, se retrouveront le 23 mai à San Siro à Milan, le premier pour renouer avec un passé glorieux, le second pour écrire la page la plus prestigieuse de son histoire. Le Bayern, qui officiellement sera l’équipe qui recevra, a réalisé cette saison un parcours sans faute en éliminant Manchester United en quarts et le Real Madrid en demi, les deux derniers champions, prenant ainsi une double revanche. Valence, de son côté, est sorti victorieux de son parcours d’obstacles anglais venant finalement à bout d’Arsenal avant d’éliminer plus facilement les «bad boys» de Leeds. 25 ans après Privé de son maître à jouer Stefan Effenberg, suspendu, le Bayern Munich a renouvelé sa performance de l’an dernier, au même stade de la compétition, en dominant (2-1) une équipe madrilène décevante en cette fin de saison. Mais, à l’inverse de la saison dernière où il s’était incliné 2-0, le Bayern avait su cette fois faire la différence au match aller à Madrid grâce à un Giovane Elber motivé comme jamais. Au match retour, les Bavarois ne sont pas tombés dans le piège de défendre cet avantage et ont pris à la gorge le Real Madrid grâce à un nouveau but d’Elber. Mais, surtout, la charnière centrale madrilène Hierro - Karenka a régulièrement été prise de vitesse, donnant de la bande pendant toute la rencontre. Fidèle à ses devancières, l’équipe bavaroise est apparue solide dans toutes ses lignes y compris, et presque surtout, au niveau d’une charnière défensive très performante qui n’a encaissé que deux buts en quatre matches contre Manchester et le Real. Une sacrée référence. Franz Beckenbauer a ainsi l’occasion de devenir le premier président de club à brandir le plus important trophée en Europe, 25 ans après l’avoir conquis comme joueur sur le terrain, en 1976 à Glasgow. Trois finales en trois ans Mais, dans les tribunes du Stade Olympique de Munich, il y avait mercredi soir un entraîneur particulièrement intéressé et qui n’a pas cessé d’enregistrer ses réflexions et ses analyses sur un dictaphone pendant toute la rencontre. L’Argentin Hector Cuper, qui disputera sa troisième finale européenne en trois ans, s’est déjà fait une petite idée de la manière dont il abordera cette finale avant, sans doute, de partir en Catalogne pour prendre en mains les destinées du Barca. Valence est en effet une formation en fin de cycle qui repose sur une défense très expérimentée à la moyenne d’âge dépassant largement les 32 ans. Le départ probable de Cuper et les retraites de plusieurs cadres obligeront les Espagnols à tourner une page, même s’il sera facile de reconstruire autour d’éléments aussi talentueux que Mendieta, Aimar ou encore Sanchez. L’an dernier, au Stade de France, Valence avait subi et encaissé trois buts contre le Real. «Nous avons retenu les leçons de cette défaite et j’ai prié Dieu de nous offrir une nouvelle opportunité», affirmait Cuper mardi après la large victoire contre Leeds. Sur un point au moins, il a déjà été exaucé. Les joueurs, quant à eux, préféreraient affronter le Bayern. Tout le monde est donc servi. La fête peut commencer.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les deux derniers finalistes malheureux de la Ligue des champions de football, le Bayern Munich et Valence, se retrouveront le 23 mai à San Siro à Milan, le premier pour renouer avec un passé glorieux, le second pour écrire la page la plus prestigieuse de son histoire. Le Bayern, qui officiellement sera l’équipe qui recevra, a réalisé cette saison un parcours sans faute en éliminant Manchester United en quarts et le Real Madrid en demi, les deux derniers champions, prenant ainsi une double revanche. Valence, de son côté, est sorti victorieux de son parcours d’obstacles anglais venant finalement à bout d’Arsenal avant d’éliminer plus facilement les «bad boys» de Leeds. 25 ans après Privé de son maître à jouer Stefan Effenberg, suspendu, le Bayern Munich a renouvelé sa performance de l’an dernier, au même...