Le Congrès américain a approuvé jeudi le premier projet de budget, pour l’année 2002, proposé par le président George W. Bush, qui comprend une réduction massive des impôts de 1 350 milliards de dollars sur onze ans censée favoriser la relance de l’économie américaine. Après la Chambre des représentants mercredi, le Sénat, divisé à égalité entre républicains et démocrates (50-50), a à son tour adopté de justesse un projet de budget de plus de 1 950 milliards de dollars par 53 voix contre 47, plusieurs sénateurs démocrates ayant voté avec les républicains. Il s’agit d’une victoire pour le président Bush, qui présente son premier budget depuis sa prise de fonctions, en janvier, même s’il a dû finalement se contenter d’une baisse des impôts sensiblement inférieure à ce qu’il avait initialement proposé. «C’est une grande victoire pour le président et le Congrès, ainsi que pour le peuple américain. Il s’agit d’une première étape dans un long processus, mais elle était critique», a déclaré le chef de la majorité républicaine au Sénat, Trent Lott, à l’issue du vote. Il a indiqué que le président Bush avait aussitôt téléphoné au leadership républicain du Congrès pour les féliciter. Le projet de budget prévoit une réduction des impôts de l’ordre de 1 350 milliards de dollars étalée sur onze ans, avec des incitations fiscales d’un montant de 100 milliards de dollars dès cette année ayant pour but de relancer l’économie, actuellement atone. M. Bush avait initialement proposé 1 600 milliards de dollars sur dix ans, mais avait dû battre en retraite devant l’opposition des démocrates. En outre, il prévoit 661 milliards de dollars en dépenses discrétionnaires pour l’année fiscale 2002, qui démarre le 1er octobre prochain, soit une augmentation de 4 % par rapport à l’année dernière. Parmi les principaux postes, les parlementaires ont prévu environ 325 milliards de dollars de dépenses pour la défense, un chiffre qui devrait être révisé à la hausse une fois achevée la réévaluation, actuellement en cours, de la politique nationale de défense. L’adoption du budget a provoqué la colère des démocrates – mais cinq d’entre eux ont fait défection –, qui ont accusé les républicains d’avoir «créé une bombe nucléaire en matière fiscale», selon un haut responsable démocrate Thomas Daschle. Une majorité de démocrates s’est opposée à la baisse des impôts imposée, selon eux, au détriment de financements supplémentaires dans des secteurs comme l’éducation. La bataille budgétaire n’est pas pour autant terminée. La résolution budgétaire adoptée jeudi fixe les grandes orientations et n’a pas de caractère contraignant. Le Congrès ignore même souvent son contenu, lorsqu’il s’attèle à voter, plus tard dans l’année, une série de projets de lois de dépenses débloquant effectivement l’argent pour financer les différentes activités de l’État fédéral. En outre, le Congrès doit encore légiférer sur le contenu précis des réductions d’impôts. Le vote du projet de budget avait été reporté à plusieurs reprises, et a fait l’objet d’intenses négociations entre la Maison-Blanche, les républicains et une poignée de démocrates centristes favorables aux réductions des impôts.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Congrès américain a approuvé jeudi le premier projet de budget, pour l’année 2002, proposé par le président George W. Bush, qui comprend une réduction massive des impôts de 1 350 milliards de dollars sur onze ans censée favoriser la relance de l’économie américaine. Après la Chambre des représentants mercredi, le Sénat, divisé à égalité entre républicains et démocrates (50-50), a à son tour adopté de justesse un projet de budget de plus de 1 950 milliards de dollars par 53 voix contre 47, plusieurs sénateurs démocrates ayant voté avec les républicains. Il s’agit d’une victoire pour le président Bush, qui présente son premier budget depuis sa prise de fonctions, en janvier, même s’il a dû finalement se contenter d’une baisse des impôts sensiblement inférieure à ce qu’il avait initialement...