L’obésité n’est pas uniquement un fléau qui frappe les pays riches. L’excès de poids devient une plaie universelle. Selon les évaluations des démographes, il constitue une épidémie non contagieuse qui touche particulièrement les plus jeunes. Les raisons sont partout presque les mêmes: alimentation anarchique et dépense d’énergie insuffisante. On mange beaucoup plus que ce qu’on brûle... Cent trente millions d’Américains sont obèses, et la courbe ascendante des populations trop grosses ne fait que croître: Grande-Bretagne, Japon, Amérique du Sud, Chine, Canada. Et le mal gagne très vite les contrées pauvres où l’occidentalisation des mœurs introduit la mauvaise bouffe et la mécanisation qui réduit l’effort physique. En Europe, selon l’étude «Obepi 2000», les obésités de plus de 200 kilos sont de plus en plus fréquentes. La croissance enregistrée, estiment les experts, est comparable à celle que les États-Unis et la Grande-Bretagne ont connu dans les années 60-70. Or il ne s’agit pas uniquement d’une préoccupation esthétique ou d’un problème psychologique pour ceux qui en souffrent. C’est surtout un facteur de risque de mortalité, car l’obésité favorise des maladies qui menacent la vie (diabète, hypertension, troubles cardio-vasculaires). Le rôle de la voiture On admet aujourd’hui que l’obésité est une maladie à multiples facteurs favorisant sa survenue. L’hérédité joue un rôle certain (le gène Ob qui sécrète la leptine, une hormone qui régule l’appétit, ne remplissant pas correctement sa mission). À l’heure actuelle, cinq autres gènes sont considérés susceptibles d’intervenir dans l’excès de poids. Les spécialistes détectent constamment des gènes pouvant un jour plus ou moins proche donner naissance à d’efficaces remèdes. À l’opposé, le rôle que joue la voiture dans la propagation de l’obésité est flagrant. La restriction des dépenses en énergie qu’elle favorise se chiffre en kilos sur la balance. Supplémentaires et bien inutiles évidemment. En attendant donc ces temps bénis où la prise en charge des «prédisposés» sera assurée dès les premiers temps de la vie, grâce aux tests génétiques, il faut se résigner au jeûne et à l’abstinence. Le style «liane» se cultive par un minimum de plaisirs de la bouche et un maximum d’efforts physiques. Un kilomètre à pied ça use, ça use les souliers mais ça fait fondre bourrelets et capitons.
L’obésité n’est pas uniquement un fléau qui frappe les pays riches. L’excès de poids devient une plaie universelle. Selon les évaluations des démographes, il constitue une épidémie non contagieuse qui touche particulièrement les plus jeunes. Les raisons sont partout presque les mêmes: alimentation anarchique et dépense d’énergie insuffisante. On mange beaucoup plus que ce qu’on brûle... Cent trente millions d’Américains sont obèses, et la courbe ascendante des populations trop grosses ne fait que croître: Grande-Bretagne, Japon, Amérique du Sud, Chine, Canada. Et le mal gagne très vite les contrées pauvres où l’occidentalisation des mœurs introduit la mauvaise bouffe et la mécanisation qui réduit l’effort physique. En Europe, selon l’étude «Obepi 2000», les obésités de plus de 200 kilos sont...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.