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Actualités - Chronologies

ALLEMAGNE - La hausse du chômage - fragilise la croissance

L’Allemagne a enregistré en avril une nouvelle hausse du chômage, la quatrième consécutive, ce qui pourrait ralentir encore davantage la croissance cette année dans la première économie de la zone euro, déjà chahutée par le ralentissement américain. Le nombre de chômeurs a augmenté en avril de 6 000 personnes en données corrigées des variations saisonnières (CVS), portant le nombre total à 3,808 millions, selon des chiffres publiés mardi par l’Office fédéral du travail. Le taux de chômage en données CVS, celles qui retiennent l’attention des marchés, est resté inchangé à 9,3 % en avril comparé à mars. Le président de l’Office fédéral du travail, Bernhard Jagoda, a expliqué cette évolution par «l’affaiblissement de la conjoncture» en Allemagne. En données brutes, celles qui alimentent le débat public en Allemagne, le nombre de sans-emploi a en revanche reculé de 131 700 personnes à 3,867 millions de personnes, même si cette baisse est plus faible que celle des années précédentes à la même époque. Le taux de chômage brut s’est ainsi établi à 9,5 % en avril contre 9,8 % en mars. Ces chiffres «décevants» constituent «une mauvaise nouvelle» parce qu’ils risquent d’avoir des répercussions sur la consommation des Allemands, selon Holger Fahrinkrug, analyste d’UBS Warburg. Face aux menaces pesant sur leurs emplois, les consommateurs pourraient en effet décider de différer leurs achats. Or, avec la réforme fiscale entrée en vigueur début janvier et qui se traduit par des baisses d’impôt, Berlin comptait bien sur la consommation intérieure pour compenser les «chocs externes». L’Allemagne est en effet déjà particulièrement confrontée au tassement de l’économie mondiale du fait de l’importance de ses exportations dans son économie. Ces mauvais chiffres du chômage interviennent en outre au lendemain de statistiques montrant un fort recul (-4,4 %) des entrées de commandes dans l’industrie en mars comparé à février. Compilées, ces statistiques menacent directement les perspectives de croissance de l’Allemagne cette année. Le ministère des Finances, qui les a revues à la baisse il y a tout juste deux semaines à «environ 2 %» pour cette année, pourrait ainsi devoir encore abaisser ses prévisions. De quoi peut-être ébranler la stratégie de la Banque centrale européenne. Elle a jusqu’à présent refusé de desserrer le robinet monétaire en soutenant que la consommation dans la zone euro permettrait de pallier les effets du ralentissement. Une position qui pourrait s’avérer difficile à tenir si la hausse du chômage dans la première économie de la zone euro se confirme dans les prochains mois. Sur un plan politique, l’accroissement du nombre de sans-emploi n’est pas non plus sans risques pour la coalition social-démocrate/verte du chancelier Gerhard Schröder à un peu plus d’un an des élections générales en Allemagne. Par ailleurs, les moins-values fiscales liées à la décélération de l’activité risquent de remettre en cause l’objectif de réduction du déficit budgétaire en Allemagne à 1,5 % du PIB cette année. Le ministre des Finances, Hans Eichel, a laissé entendre lundi qu’il pourrait s’élever à 1,7 %. Certains experts estiment que l’objectif gouvernemental – un retour du nombre de chômeurs sous la barre des 3,5 millions d’ici à la fin de la législature à l’automne 2002 – sera difficile désormais à atteindre. Ce qui explique sans doute la nervosité récente de M. Schröder sur le sujet : le chancelier a été très critiqué après s’en être pris aux chômeurs «tire-au-flanc» refusant les emplois qui leur sont proposés.
L’Allemagne a enregistré en avril une nouvelle hausse du chômage, la quatrième consécutive, ce qui pourrait ralentir encore davantage la croissance cette année dans la première économie de la zone euro, déjà chahutée par le ralentissement américain. Le nombre de chômeurs a augmenté en avril de 6 000 personnes en données corrigées des variations saisonnières (CVS), portant le nombre total à 3,808 millions, selon des chiffres publiés mardi par l’Office fédéral du travail. Le taux de chômage en données CVS, celles qui retiennent l’attention des marchés, est resté inchangé à 9,3 % en avril comparé à mars. Le président de l’Office fédéral du travail, Bernhard Jagoda, a expliqué cette évolution par «l’affaiblissement de la conjoncture» en Allemagne. En données brutes, celles qui alimentent le...