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Actualités - Chronologies

AFGHANISTAN - Trois femmes témoignent à Bruxelles

Trois femmes, sorties clandestinement de leur pays, sont venues témoigner hier de la «souffrance des Afghanes» au Parlement européen (PE) à Bruxelles, où elles ont réclamé des actions concrètes pour les soutenir. «Toutes les femmes européennes, et au-delà, sont avec elles. Leur détresse est aussi notre détresse», a affirmé au cours d’une conférence de presse la présidente du PE Nicole Fontaine, qui les avait invitées. «Le fait que demain toutes les femmes afghanes sachent que nous les avons reçues, écoutées, entendues et qu’il y aura des suites, cela est de nature à redonner l’espoir», a estimé la présidente du Parlement européen. Mme Fontaine a envisagé la possibilité pour le PE d’adopter des résolutions, mais elle a également évoqué «des pistes plus concrètes» comme la création d’un réseau européen de solidarité ou une «aide efficace aux actions d’éducation clandestine» en Afghanistan. Les trois femmes, venues de Kaboul, sont apparues lors de cette conférence de presse avec un tchadri cachant leur visage pour des raisons de sécurité. L’une d’entre elles, qui s’est exprimée sous le pseudonyme de Latifa, a expliqué qu’elle était venue «apporter la souffrance et la voix des Afghanes que nous représentons». «Aujourd’hui, les femmes afghanes sont emprisonnées» et «ont perdu les droits les plus élémentaires», a-t-elle dit. Elle a souligné le risque qu’elles avaient pris, pour elles et leurs familles, en venant ainsi en Europe. Latifa a «espéré qu’il y aurait vraiment du concret» après leur visite au Parlement européen et «que l’on pouvait apporter ce message d’espoir à l’intérieur pour que les Afghanes voient que les femmes du monde entier agissent à partir de maintenant». «Dans les jours à venir, j’espère que l’on pourra voir le début de ces actes et que l’on pourra dire là-bas que l’espoir continue et que nous sommes écoutées, a-t-elle dit. À l’intérieur, on a l’impression que l’on ne nous entend pas». Latifa a expliqué qu’elle donnait clandestinement des cours à quelques élèves, en compagnie d’autres femmes, malgré une interdiction légale. «Nous risquons notre vie chaque jour pour enseigner le minimum à ces enfants», a-t-elle dit. De son côté, Nicole Fontaine a souhaité une pression internationale accrue sur les pays «qui apportent un concours aux taliban». «Il apparaît que si ces pays, essentiellement le Pakistan et l’Arabie séoudite, cessaient leur aide aux taliban, la situation (...) se retournerait et nous aurions de très sérieux espoirs que la démocratie et les droits de l’homme soient restaurés en Afghanistan», a-t-elle estimé.
Trois femmes, sorties clandestinement de leur pays, sont venues témoigner hier de la «souffrance des Afghanes» au Parlement européen (PE) à Bruxelles, où elles ont réclamé des actions concrètes pour les soutenir. «Toutes les femmes européennes, et au-delà, sont avec elles. Leur détresse est aussi notre détresse», a affirmé au cours d’une conférence de presse la présidente du PE Nicole Fontaine, qui les avait invitées. «Le fait que demain toutes les femmes afghanes sachent que nous les avons reçues, écoutées, entendues et qu’il y aura des suites, cela est de nature à redonner l’espoir», a estimé la présidente du Parlement européen. Mme Fontaine a envisagé la possibilité pour le PE d’adopter des résolutions, mais elle a également évoqué «des pistes plus concrètes» comme la création d’un...