Le psychiatre André Baladi a évoqué quelques effets de la drogue, dont l’accoutumance, ainsi que les nouvelles tendances actuelles dans l’utilisation des drogues. Généralement liée à la prise de l’héroïne, sous toutes ses formes, l’accoutumance physique et psychique est rapide, et se manifeste au bout d’une semaine de prise quotidienne. L’accoutumance à l’héroïne est la plus forte et provoque des problèmes familiaux et économiques, sans oublier le risque de transmission du sida, par les seringues, explique le docteur Baladi. Une accoutumance qui ne peut être dépassée que par l’arrêt de cette drogue, au prix d’une grande souffrance physique due au manque, marquée de douleurs dans tout le corps, durant plusieurs jours. Le sevrage provoque aussi une apathie dans la vie quotidienne, la dépression pouvant survenir dans certains cas, même après un an de curte. Et d’ajouter que vu la difficulté de sevrer un héroïnomane, et les grands risques de récidive, de nombreux pays ont adopté une thérapie de substitution qui consiste à donner de la méthadone, dans les cures de désintoxication, comme solution extrême après plusieurs tentatives ratées de sevrage. Car, ajoute le psychiatre, ce dérivé synthétique de la morphine est moins dangereux que l’héroïne, ses effets étant plus lents et plus doux, mais il reste interdit au Liban, car il est considéré comme une drogue. Le docteur Baladi a ensuite parlé de nouvelles tendances dans la consommation de la drogue, où l’on assiste à une nette préférence pour les drogues de synthèse, comme la cocaïne, l’ecstasy et le qat, moins chères que l’héroïne et qui ne provoquent pas d’accoutumance physique. Leurs effets sont pourtant néfastes et dangereux, prévient le psychiatre, car l’accoutumance psychique persiste et ces drogues peuvent provoquer des comportements bizarres chez les individus qui les prennent, voire même des chocs mortels. Quant au haschicch, qui est sujet à de nombreux débats quant à sa légalisation, s’il ne provoque pas d’accoutumance physique et ne présente pas de risques d’overdose, il peut mener plus facilement aux drogues dangereuses. «Si l’on légalise la consommation de cannabis, la transgression ira plus loin et sera plus dangereuse», conclut le Dr Baladi
Le psychiatre André Baladi a évoqué quelques effets de la drogue, dont l’accoutumance, ainsi que les nouvelles tendances actuelles dans l’utilisation des drogues. Généralement liée à la prise de l’héroïne, sous toutes ses formes, l’accoutumance physique et psychique est rapide, et se manifeste au bout d’une semaine de prise quotidienne. L’accoutumance à l’héroïne est la plus forte et provoque des problèmes familiaux et économiques, sans oublier le risque de transmission du sida, par les seringues, explique le docteur Baladi. Une accoutumance qui ne peut être dépassée que par l’arrêt de cette drogue, au prix d’une grande souffrance physique due au manque, marquée de douleurs dans tout le corps, durant plusieurs jours. Le sevrage provoque aussi une apathie dans la vie quotidienne, la dépression pouvant...
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