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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : retour au calme

Le calme a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth avec le net ralentissement de la demande du dollar qui n’aurait guère dépassé le cadre des besoins commerciaux courants des opérateurs, contrairement aux jours précédents. Cependant, l’absence d’intérêts à l’offre de cette monnaie continuait à faire de la Banque du Liban (BDL) la principale contrepartie à la vente. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à s’approvisionner en dollar auprès de la BDL et au haut de sa fourchette d’intervention, en raison de la réticence de l’offre à se placer en dehors d’elle. Cela étant et compte tenu de l’étroitesse de la demande, le volume des échanges s’est contracté hier, pour ne pas dépasser au total quelque sept millions de dollars entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL. L’euro soutenu par le statu quo monétaire européen À l’étranger, l’euro a été soutenu hier par le statu quo monétaire européen et des inquiétudes suscitées par la santé de l’économie américaine, après la réunion du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) et la publication de statistiques maussades aux États-Unis. La monnaie européenne a donc bénéficié hier, après l’ouverture de New York, d’un accès de faiblesse du billet vert consécutivement à l’annonce d’une hausse plus importante que prévu des demandes d’allocation-chômage aux États-Unis. Selon le département américain du Travail, l’augmentation de ces demandes à 18 000 dossiers la semaine dernière est attribuable à des suppressions d’emplois entraînées par le ralentissement de l’économie américaine, malgré la baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (Fed) de deux points en pourcentage de 6,50 à 4,50 % depuis le début de l’année. Cette statistique, suivie d’une autre faisant état d’une hausse très modérée des coûts salariaux aux États-Unis de 1,1 % au premier trimestre 2001 par rapport au trimestre précédent, est venue relancer des spéculations sur un prochain assouplissement de la politique monétaire de la Fed lors de la réunion du 15 mai de son comité de l’open market, dans la mesure que ces chiffres reflètent une stabilité dans l’inflation. Ces développements sont venus s’ajouter hier à la décision de la BCE pendant la matinée de maintenir son taux directeur à 4,75 %. Les gendarmes monétaires européens, qui se sont résignés à ce statu quo monétaire sur fond de persistance des tensions inflationnistes, ont donc redonné de l’actualité aux placements en euros sous le rapport de l’écart qui se creuse entre les taux européens et les taux américains au passif du dollar. Eu égard à toutes ces considérations, le billet vert devait présenter des signes de vulnérabilité face aux monnaies européennes, se négociant à New York, comme suit : – 0,9010 pour un euro contre 0,8975, la veille – 1,4415 pour un sterling contre 1,4410 – 2,1705 DM contre 2,1790 – 7,2805 FF contre 7,3085 – 1,7035 FS contre 1,7065 – 2 149,05 lires contre 2 157,40 – 123,15 yens contre 122,10. Bourse de Beyrouth : léger mieux À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est un peu redressée hier, la baisse des actions A de Solidere de 5 1/8 à 5,00 dollars ayant été moins importante que la hausse conjuguée des actions B de la même société de 5 3/8 à 5 1/2 dollars et de celles de la Byblos Bank de 1 3/8 à 1 7/16 dollar. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a légèrement augmenté de 0,09 % à 60,05 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires de 0,14 % à 140,71 points. Ce mouvement s’est toutefois produit dans des volumes d’affaires très minces avec au total 18 479 actions négociées d’une valeur de 74 708 dollars. Irrégularité des marchés américains Sur les places boursières internationales, Wall Street a continué sur sa lancée de veille, motivée par l’espoir d’une nouvelle baisse des taux d’intérêt le 15 mai et par des résultats de sociétés conformes ou supérieurs aux attentes, alors que la bourse électronique Nasdaq subissait quelques ventes bénéficiaires. De l’avis des professionnels, la clôture en hausse de la veille était encourageante et signalait probablement la reprise du processus de remontée des cours. Mais, il n’en demeure pas moins que la prudence reste de mise, fait-on remarquer dans les salles de marché. Certes, en raison des prévisions de faibles résultats de certaines grandes sociétés pour le deuxième trimestre, la tentation est d’éviter d’acheter des actions. Pourtant, certains analystes estiment que cela serait une erreur car les marchés boursiers atteignent généralement un plancher bien avant que l’économie ne se redresse. Quoi qu’il en soit, la forte hausse des demandes hebdomadaires d’allocation-chômage aux États-Unis laissait espérer aux investisseurs un nouvel assouplissement de la politique monétaire de la Fed le 15 mai. Cela d’autant que les coûts salariaux au premier trimestre 2001 étaient conformes aux prévisions en faisant ressortir une stabilité dans l’inflation, permettant à la Fed de disposer d’une flexibilité nécessaire pour se concentrer sur la relance de la croissance. Compte tenu de toutes ces considérations et eu égard aussi aux bons résultats trimestriels de Texaco, Dow Chemical et WorldCom, l’ensemble de la cote est parvenu à se soustraire aux pertes d’autres sociétés comme Compaq, Hewlett-Packard et Qualcomm. En effet, l’indice composite de la bourse électronique Nasdaq devait revenir de 2 100 points à moins de 2 050 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus bas à 10 623,71 points et un plus haut à 10 766,98 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 681,67 points, en hausse de 56,47 points sur la veille. Hausse des Bourses européennes Les Bourses européennes ont fini pour la plupart en hausse jeudi, s’appuyant sur l’orientation haussière du Nasdaq et sur des résultats de sociétés dans l’ensemble satisfaisants. Comme prévu, la Banque centrale européenne (BCE) a observé une fois de plus le statu quo monétaire, alors que se multiplient les appels à une baisse des taux, le dernier en date provenant de Michael Mussa, l’économiste en chef du FMI, qui, de surcroît s’est montré très critique envers la Banque centrale de la zone euro. «Dans une période où le ralentissement économique général constitue le problème principal et où l’inflation ne paraît pas devoir constituer une menace permanente, la zone euro – la deuxième zone économique mondiale – doit faire partie de la solution et non du problème», a dit l’économiste. «Je ne crois pas que le marché devrait prendre mal que la BCE se replie dans sa coquille, commente David Brown (Bear Stearns). La BCE ne veut surtout pas être acculée à téléphoner ses décisions. Une baisse des taux n’est qu’une question de temps à mon avis, mais elle agira lorsque le marché ne s’y attendra pas». L’indice Eurotop 300 s’est octroyé 0,53 % à 1 422,93, l’EuroStoxx 50 a avancé de 0,97 % à 4 405,39. Alcatel, en progressant de 4,71 %, a conduit un modeste redressement des high-tech. Ses résultats du premier trimestre ont été conformes aux prévisions. En outre, Alcatel a dit avoir soumis une offre préliminaire pour la fibre optique de Lucent. Alcatel a rabaissé ses prévisions 2001 mais c’était prévu et certains ont été soulagés que la révision ne soit pas plus ample. «Certains chiffres tendent à être moins décevants, mais il y a encore une manque de visibilité, donc on reste sur la touche, a commenté un intervenant à Paris. Nous avons trouvé un plancher et nous continuerons à rebondir jusqu’à ce qu’on ait une certaine visibilité». Ericsson a participé à la reprise des télécoms, gagnant 3,3 %, même si son concurrent Siemens, qui a chuté de 5,04 %, a annoncé avoir ravi au suédois la troisième place mondiale des fabricants de téléphones mobiles. Tokyo : au plus haut depuis trois mois L’indice Nikkei 225 a terminé la séance à son niveau le plus haut depuis trois mois, jeudi à la Bourse de Tokyo, l’ensemble de la cote saluant l’élection de Junichiro Koizumi à la tête du gouvernement japonais. Le Nikkei a fini en hausse de 145,53 points, soit 1,05 %, à 13,973 03, son plus haut en clôture depuis le 23 janvier. Les investisseurs espèrent que le nouveau Premier ministre formera un gouvernement apte à engager les réformes nécessaires pour revitaliser l’économie nippone. Ces espoirs sont cependant tempérés par les dernières prévisions, qui tendent à confirmer la fragilité des fondamentaux japonais. «Le marché anticipe les changements, c’est ce qui le fait monter, a commenté Takashi Miyazaki, stratégiste à UFJ Partners Asset Management. La réalité reste la même». Le marché a bien accueilli les informations sur la nomination au ministère de l’Économie et du Budget de Heizo Takenaka, qui fut conseiller des deux cabinets précédents. Mais l’indice Nikkei a grimpé à 14 084,55 avant de refluer légèrement à la publication d’une information de l’agence Kyodo sur la future nomination aux Finances de l’ancien ministre des Transports et de l’Éducation, Masajuro Shiokawa, âgé de 79 ans. «Cela ne colle pas à première vue avec l’engagement de Koizumi de nommer la bonne personne au bon poste, a résumé Hiroyuki Nakai, de Tokai Tokyo Securities. Mais dans l’ensemble, jusqu’ici, Koizumi a l’air de prendre un rôle moteur». Les valeurs bancaires et financières n’ont pas subi le reflux, opérateurs et institutions financières restant optimistes en raison d’informations de presse selon lesquelles Hakuo Yanagisawa, dont les milieux financiers apprécient la fibre réformatrice, dirigera toujours l’Agence des services financiers.
Le calme a régné hier sur le marché des changes de Beyrouth avec le net ralentissement de la demande du dollar qui n’aurait guère dépassé le cadre des besoins commerciaux courants des opérateurs, contrairement aux jours précédents. Cependant, l’absence d’intérêts à l’offre de cette monnaie continuait à faire de la Banque du Liban (BDL) la principale contrepartie à la vente. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à s’approvisionner en dollar auprès de la BDL et au haut de sa fourchette d’intervention, en raison de la réticence de l’offre à se placer en...