L’épidémie de méningite cérébro-spinale s’étend en Afrique sub-saharienne, où au moins 3 000 personnes sont mortes, dont la moitié au Burkina Faso, et 38 000 sont atteintes, a indiqué mercredi à Genève la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. «De nouveaux foyers d’infection sont régulièrement signalés, et, en certains endroits, l’épidémie semble se propager comme un feu de paille. La situation est particulièrement alarmante au Burkina-Faso, où nous nous efforçons de mobiliser les volontaires afin d’assurer un taux de vaccination aussi élevé que possible», a expliqué dans un communiqué le docteur Hakan Sandbladh, responsable des programmes sanitaires d’urgence de la fédération. Selon lui, il y a 10 900 personnes atteintes au Burkina. La fédération avait déjà lancé début mars un appel de fonds à hauteur de 645 000 euros pour l’Éthiopie, afin de freiner une épidémie étendue à de nombreuses régions et risquant potentiellement de toucher 16 % de la population. Cet appel a été bien couvert et a permis une rapide distribution de vaccins. Cette fois, la Fédération lance un appel à hauteur de 309 000 euros pour les sept pays les plus touchés en Afrique subsaharienne (compte non tenu de l’Éthiopie) : Burkina, Bénin, Niger, Tchad, République centrafricaine, Ghana et Côte d’Ivoire. Il vise à permettre aux volontaires de la Croix-Rouge d’amener le plus vite possible les groupes à risque dans les centres de vaccination. Le Dr Sandbladh a souligné que l’ampleur de l’épidémie a entraîné «une grave pénurie de vaccins». Un groupe de coordination internationale chargé de la fourniture de vaccins – regroupant la fédération, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Médecins sans Frontières et l’Unicef – travaille avec les producteurs de vaccins. Avec les ministères de la Santé, «les demandes sont passées au crible afin de parer au plus pressé dès que de nouveaux stocks seront disponibles», a déclaré l’expert. La fédération veut aider ses volontaires à diffuser des messages de prévention et à favoriser les diagnostics précoces. Car si l’infection est traitée à temps, le taux de mortalité peut être réduit de 8 à 15 %. La méningite dite à méningocoque, transmise notamment par la poussière, se propage généralement de décembre à mai-juin, et s’arrête quand la saison des pluies démarre. Traversant le continent d’ouest en est, une «ceinture» où la méningite est sporadique existe depuis des décennies, incluant aussi le Sénégal, la Gambie, le Togo, le Mali, le Cameroun et le Soudan. L’épidémie de cette année est la pire enregistrée depuis dix ans. La dernière poussée forte de méningite cérébro-spinale dans ces pays d’Afrique date de 1996 et 1997.
L’épidémie de méningite cérébro-spinale s’étend en Afrique sub-saharienne, où au moins 3 000 personnes sont mortes, dont la moitié au Burkina Faso, et 38 000 sont atteintes, a indiqué mercredi à Genève la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. «De nouveaux foyers d’infection sont régulièrement signalés, et, en certains endroits, l’épidémie semble se propager comme un feu de paille. La situation est particulièrement alarmante au Burkina-Faso, où nous nous efforçons de mobiliser les volontaires afin d’assurer un taux de vaccination aussi élevé que possible», a expliqué dans un communiqué le docteur Hakan Sandbladh, responsable des programmes sanitaires d’urgence de la fédération. Selon lui, il y a 10 900 personnes atteintes au Burkina. La fédération avait...
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