Le Fonds monétaire international a revu en baisse sa prévision de croissance mondiale cette année à 3,2 % et corrigé encore plus nettement celle de la zone euro, en raison du ralentissement américain, a indiqué mercredi une source gouvernementale allemande. Le Fonds, qui tablait jusqu’à présent sur une croissance mondiale de 3,4 % après 4,8 % l’an dernier, a estimé que la croissance dans les 12 pays de la zone euro devrait atteindre 2,4 % en 2001 contre 3,4 % estimés à l’automne dernier, a précisé cette source gouvernementale. La croissance de la zone euro s’est élevée à 3,4 % en 2000. Le FMI, qui doit publier officiellement ses prévisions jeudi, se montre légèrement plus pessimiste que la Commission européenne qui prévoit cette année une croissance dans la zone euro de 2,8 %, selon les chiffres publiés mercredi. Le Fonds estime néanmoins que la croissance dans le monde restera «à un niveau élevé» cette année. Il souligne également, selon cette source, que «malgré le ralentissement mondial, les perspectives pour la zone euro demeurent relativement favorables». Le directeur général de l’institution, Horst Köhler, avait affirmé mardi que l’économie mondiale se trouvait actuellement dans une phase critique, mais estimé qu’elle présentait de bonnes chances de reprise plus tard dans l’année. Pour 2002, le FMI table sur une accélération de la croissance du PIB de la zone euro, à 2,8 %, selon cette même source. Lors de la présentation de ses prévisions, le FMI va exhorter une nouvelle fois la Banque centrale européenne (BCE) à faire un geste pour la croissance en abaissant ses taux d’intérêt. «Le FMI ne voit actuellement qu’une pression sur les prix modérée et considère comme justifiée une baisse des taux modérée» dans la zone euro, selon la source allemande. La BCE a jusqu’à présent refusé de procéder à un relâchement monétaire, arguant du fait que l’inflation reste supérieure actuellement au maximum toléré de 2 %. Et elle ne devrait pas changer d’avis jeudi lors de la réunion de conseil des gouverneurs. Le FMI a également revu à la baisse ses perspectives de croissance aux États-Unis. La croissance devrait y atteindre cette année 1,5 % contre 3,2 % pronostiqués à l’automne dernier. De son côté la Commission européenne table sur une croissance américaine de 1,6 % cette année. Le FMI se montre encore plus pessimiste qu’en début d’année. Lors de la réunion du G7 à Palerme (Italie) en février, une source proche de la délégation française avait indiqué que le FMI avait abaissé sa prévision pour les USA cette année à 1,7 %. Comme l’avait fait M. Köhler mardi à Washington, le FMI va «saluer» toutefois les quatre baisses de taux d’intérêt intervenus aux États-Unis depuis le début de l’année. Le FMI «conseille (de procéder) à un nouvel assouplissement de la politique monétaire (aux États-Unis) si la situation le nécessite», selon la source allemande. La France devrait également souffrir de la morosité de la conjoncture et enregistrer une croissance de 2,6 % cette année, selon le FMI, contre 3,5 % estimés à l’automne dernier. Le PIB français a crû l’an dernier de 3,2 %. L’Allemagne devrait être l’économie de la zone euro la plus touchée puisque, selon le FMI, la croissance n’y sera cette année que de 1,9 %, contre 3,3 % prévus auparavant. Quant au Japon, le Fonds table sur une croissance de 0,6 % cette année alors qu’il misait encore sur 1,8 % à l’automne dernier.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Fonds monétaire international a revu en baisse sa prévision de croissance mondiale cette année à 3,2 % et corrigé encore plus nettement celle de la zone euro, en raison du ralentissement américain, a indiqué mercredi une source gouvernementale allemande. Le Fonds, qui tablait jusqu’à présent sur une croissance mondiale de 3,4 % après 4,8 % l’an dernier, a estimé que la croissance dans les 12 pays de la zone euro devrait atteindre 2,4 % en 2001 contre 3,4 % estimés à l’automne dernier, a précisé cette source gouvernementale. La croissance de la zone euro s’est élevée à 3,4 % en 2000. Le FMI, qui doit publier officiellement ses prévisions jeudi, se montre légèrement plus pessimiste que la Commission européenne qui prévoit cette année une croissance dans la zone euro de 2,8 %, selon les chiffres publiés...