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Actualités - Chronologies

Le « Snake » vient se ressourcer chez les Bleus

Absent depuis près de huit mois de l’équipe de France de football à cause de blessures, en difficulté dans son club de Kaiserslautern (D1 allemande), Youri Djorkaeff a effectué un retour bienvenu lundi parmi les Bleus avant d’affronter le Portugal en match amical, mercredi au Stade de France. Le meilleur buteur international français en activité (26 buts en 69 sélections depuis le 13 octobre 1993) traverse une mauvaise passe à Kaiserslautern, balayé par l’outsider espagnol Alavès en demi-finale de la Coupe de l’UEFA (5-1, 4-1) et en nette perte de vitesse en championnat (6e), même s’il est toujours à la lutte pour décrocher une place européenne. «Retrouver l’équipe de France, c’est une bouffée d’oxygène... et le mot est faible», explique le «Snake», milieu de terrain champion du monde et d’Europe utilisé par intermittence par l’entraîneur allemand Andreas Brehme. «Vingt buts encaissés en quatre matches, cela ne m’était jamais arrivé», soupire-t-il, lui qui assiste de plus en plus souvent aux défaites de son équipe depuis le banc, même s’il a participé au dernier match – et marqué un but – contre Fribourg (défaite 5-2) en championnat dimanche. «Je suis en “conflit” avec l’entraîneur, continue-t-il. C’était beaucoup plus simple avec son prédécesseur (NDLR : Otto Rehhagel). Je ferais difficilement une saison de plus dans ces conditions-là». «Un petit problème entre un entraîneur et un joueur, cela peut arriver. Ce n’est pas cela qui va me faire mal jouer ou perdre le moral. Je ne suis pas abattu, ni désespéré», assure-t-il. Et d’insister : «Je suis toujours très serein. C’est étonnant. C’est dur, mais je suis costaud». « Un manque réel » Souvent décisif avec l’équipe de France, Youri Djorkaeff savoure aujourd’hui son retour après avoir manqué les six dernières rencontres, sa dernière sortie en bleu remontant au 6 septembre 2000 contre l’Angleterre au Stade de France (1-1). «Six matches manqués, c’est pratiquement une saison, indique-t-il. Le temps ne m’a pas paru trop long, car je n’étais pas écarté. Mais il y avait un manque réel. La vie en bleu, c’est quelque chose que j’apprécie vraiment, à tous les niveaux». Certainement revanchards après la défaite en demi-finale de l’Euro2000 perdu face aux Français (2-1 a.p., but en or), les Portugais et leur meneur de jeu Luis Figo, Ballon d’or 2000, n’altèrent pas pour autant la confiance inébranlable de l’ancien «intériste». «L’adversaire m’importe peu, indique-t-il. Mais face au Portugal, cela a toujours donné des matches serrés. Un match très difficile donc, d’autant plus que les Portugais ont sûrement vu les Espagnols jouer». Devenus les hommes à battre, les Français avaient souffert face aux rugueux Espagnols le 28 mars à Valence (défaite 2-1) : «C’était assez surprenant de voir les Espagnols pratiquer un football qu’on ne connaissait pas. Mais il faut se faire secouer quelquefois, cela n’a pas que des conséquences négatives». «Et pour gagner contre nous désormais, il faudra être trois ou quatre fois meilleur», a conclu Youri Djorkaeff.
Absent depuis près de huit mois de l’équipe de France de football à cause de blessures, en difficulté dans son club de Kaiserslautern (D1 allemande), Youri Djorkaeff a effectué un retour bienvenu lundi parmi les Bleus avant d’affronter le Portugal en match amical, mercredi au Stade de France. Le meilleur buteur international français en activité (26 buts en 69 sélections depuis le 13 octobre 1993) traverse une mauvaise passe à Kaiserslautern, balayé par l’outsider espagnol Alavès en demi-finale de la Coupe de l’UEFA (5-1, 4-1) et en nette perte de vitesse en championnat (6e), même s’il est toujours à la lutte pour décrocher une place européenne. «Retrouver l’équipe de France, c’est une bouffée d’oxygène... et le mot est faible», explique le «Snake», milieu de terrain champion du monde et d’Europe...