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Actualités - Chronologies

« Une Histoire mensongère »

Que coûterait à la Turquie la reconnaissance du génocide ? «L’histoire de la Turquie moderne est fondée sur le mensonge», proclament les Arméniens. Écrite en 1923 sous le règne de Kamal Ataturk, l’histoire moderne de cet État a sciemment occulté toutes les exactions criminelles perpétrées notamment contre les «religieux» musulmans, les défenseurs de la langue arabe, et bien sûr contre les Arméniens souligne le président du Comité du 24 avril, Alexis Govciyan. «Aujourd’hui, dit-il, la République turque se targue d’une Histoire falsifiée. Par conséquent, reconnaître le génocide c’est réécrire l’Histoire et mettre les Turcs devant une situation embarrassante». L’État turc sait bien que le génocide a eu lieu et que les terres et les biens du peuple arménien ont été spoliés, dit-il, d’où également la crainte de se voir un jour réclamer des dommages et intérêts. Alexis Govciyan reste pourtant convaincu que la Turquie ne tardera pas à reconnaître ce génocide, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, explique ce militant, les nouvelles générations commencent à se poser des questions. Face à la campagne menée depuis des années par la communauté arménienne pour faire la lumière sur certaines vérités historiques, les étudiants turcs sont aujourd’hui conscients de la contradiction des versions données ici et là. Plusieurs intellectuels, historiens et érudits turcs sont déjà en faveur de la reconnaissance. La République turque maintiendra-t-elle pour autant son attitude négationniste ? «Si elle ne le modifie pas son attitude, elle compromet non seulement son accès à l’Union européenne, mais elle se condamne en même temps à ne plus avoir sa place sur l’échiquier international», conclut Alexis Govciyan. «D’ailleurs, dit-il, elle a déjà trop tardé. Il est temps que la Turquie se mette en accord avec son histoire.
Que coûterait à la Turquie la reconnaissance du génocide ? «L’histoire de la Turquie moderne est fondée sur le mensonge», proclament les Arméniens. Écrite en 1923 sous le règne de Kamal Ataturk, l’histoire moderne de cet État a sciemment occulté toutes les exactions criminelles perpétrées notamment contre les «religieux» musulmans, les défenseurs de la langue arabe, et bien sûr contre les Arméniens souligne le président du Comité du 24 avril, Alexis Govciyan. «Aujourd’hui, dit-il, la République turque se targue d’une Histoire falsifiée. Par conséquent, reconnaître le génocide c’est réécrire l’Histoire et mettre les Turcs devant une situation embarrassante». L’État turc sait bien que le génocide a eu lieu et que les terres et les biens du peuple arménien ont été spoliés, dit-il, d’où...