La reconnaissance du génocide n’est pas un problème arméno-arménien, soulignent les experts. Par-delà son aspect humanitaire, c’est un ensemble de considérations géopolitiques et stratégiques qui entrent en jeu, compromettant ainsi le processus de reconnaissance par nombre de pays considérés comme alliés objectifs de la Turquie. Voici quelques exemples de pression exercée par l’État turc sur ses partenaires dans le but de les dissuader de reconnaître le génocide selon les experts arméniens : concernant les États-Unis, la Turquie a fait pression sur l’Administration américaine en menaçant de remettre en question les contrats d’armes et d’hélicoptères signés avec les EU. Elle a en outre laissé entendre qu’elle pourrait compromettre le projet de construction du pipeline entre Bakou et la Turquie, un projet financé majoritaitement par les États-Unis. Au niveau stratégique, la Turquie a également averti qu’elle pourrait fermer la base militaire américaine d’Incirlik, à l’est de la Turquie. C’est à partir de cette base que les avions britaniques et américains décollent pour frapper l’Irak. L’été dernier, l’État turc a haussé le ton, brandissant la menace de rouvrir l’ambassade turque en Irak et de reprendre ses relations commerciales avec ce pays. – Sur le front du Moyen-Orient, la Turquie a utilisé en septembre dernier l’alibi des mouvements extrémistes turcs, désireux de soutenir l’intifada, pour faire pression une nouvelle fois sur les États-Unis, au cas où ils font passer la résolution 96 impliquant la reconnaissance par le Congrès américain du génocide. C’est à la dernière minute que la résolution a été retirée de l’ordre du jour de la réunion du Congrès américain.
La reconnaissance du génocide n’est pas un problème arméno-arménien, soulignent les experts. Par-delà son aspect humanitaire, c’est un ensemble de considérations géopolitiques et stratégiques qui entrent en jeu, compromettant ainsi le processus de reconnaissance par nombre de pays considérés comme alliés objectifs de la Turquie. Voici quelques exemples de pression exercée par l’État turc sur ses partenaires dans le but de les dissuader de reconnaître le génocide selon les experts arméniens : concernant les États-Unis, la Turquie a fait pression sur l’Administration américaine en menaçant de remettre en question les contrats d’armes et d’hélicoptères signés avec les EU. Elle a en outre laissé entendre qu’elle pourrait compromettre le projet de construction du pipeline entre Bakou et la Turquie, un...
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