L’agent Hugh Stewart de la Gendarmerie royale du Canada, surnommé «Sergeant Pepper» pour avoir utilisé du poivre de cayenne lors d’une manifestation à Vancouver en 1997, a mené la charge contre les émeutiers vendredi à Québec. L’intrépide gendarme a ainsi incité ses camarades des forces de l’ordre à «entrer dans la danse» («rock and roll») avant de monter à l’assaut à la grenade lacrymogène contre les adversaires de la mondialisation. «Ça, ce n’est pas la démocratie, mon ami, c’est l’anarchie», s’est exclamé Stewart en regardant les manifestants bardés de noir se rapprocher du périmètre de sécurité protégeant le sommet des Amériques. «OK, en selle», a-t-il lancé à son escouade antiémeute après que les activistes eurent réussi à renverser la clôture haute de trois mètres ancrée dans des blocs de béton. «Place au rock and roll !». Les policiers ont ensuite tiré des nuages de gaz lacrymogènes en direction des manifestants, dont les gestes rappelaient les émeutes de Seattle (USA) à la conférence de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de 1999. Les discussions des 34 dirigeants des pays des Amériques, qui ont débuté vendredi soir avec 90 minutes de retard, sont axées sur un projet de libre-échange à l’échelle du continent et sur les moyens de consolider la démocratie. Les militants antimondialisation, dont certains sont des anarchistes avoués, s’opposent au projet en affirmant que celui-ci ne fera que servir les grandes entreprises au détriment des plus démunis et de l’environnement. Stewart – grand, chauve et arborant une épaisse moustache blanche – s’est soudainement retrouvé sous les feux de la rampe après les affrontements survenus entre policiers et manifestants en 1997 au sommet de l’APEC (Organisation de coopération économique Asie-Pacifique) à Vancouver. Ces affrontements étaient toutefois moins importants que ceux de vendredi. Parmi les gens aspergés par Stewart en 1997 figurait un cameraman de la télévision de Radio-Canada, et l’image du policier de la GRC donnant libre cours à l’aspersion de poivre a été diffusée à plusieurs reprises à travers tout le pays. Les manifestants de Vancouver avaient porté plainte contre Stewart et ses collègues en dénoncant leur réaction, à leurs yeux, excessive face à une manifestation pacifique. L’enquête ouverte sur les agissements des policiers incriminés a déjà coûté des millions de dollars et le commissaire aux plaintes du public n’a toujours pas rendu sa décision.
L’agent Hugh Stewart de la Gendarmerie royale du Canada, surnommé «Sergeant Pepper» pour avoir utilisé du poivre de cayenne lors d’une manifestation à Vancouver en 1997, a mené la charge contre les émeutiers vendredi à Québec. L’intrépide gendarme a ainsi incité ses camarades des forces de l’ordre à «entrer dans la danse» («rock and roll») avant de monter à l’assaut à la grenade lacrymogène contre les adversaires de la mondialisation. «Ça, ce n’est pas la démocratie, mon ami, c’est l’anarchie», s’est exclamé Stewart en regardant les manifestants bardés de noir se rapprocher du périmètre de sécurité protégeant le sommet des Amériques. «OK, en selle», a-t-il lancé à son escouade antiémeute après que les activistes eurent réussi à renverser la clôture haute de trois mètres ancrée...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.