Couronné hier à Johannesburg champion du monde (WBC/IBF) des poids lourds, l’Américain Hasim Rahman a, aux dires de son adversaire déchu, le Britannique Lennox Lewis, bénéficié d’un «coup de chance». Une opinion peut-être sommaire pour décrire la fulgurante droite au menton qui l’a envoyé au tapis pour le compte à moins d’une demi-minute de la fin de la 5e reprise. Mais, si chance il y a eu, nul ne saurait prétendre que Rahman ne l’a pas méritée. De ce point de vue, la vie avait été plutôt chiche avec lui, jusqu’alors. En 1991, alors qu’il n’avait que 18 ans, l’Américain a été victime d’un terrible accident de voiture. Il avait traversé le pare-brise et un de ses amis avait péri. L’opération avait duré plusieurs heures et il avait fallu lui poser quelque 500 points de suture. «Ils ont dû me refaire tout le portrait», se souvient-il. Un portrait mis ensuite à rude épreuve. Dans les rues de Baltimore, dont il est originaire, c’est souvent la loi du plus fort qui régnait. Il a 20 ans lorsque l’une de ces bagarres de rue va être comme un premier signe du destin. «Le type contre lequel je me suis battu était un ancien boxeur. Il s’est rendu compte que j’avais du répondant. Il m’a dit : “Et si on allait finir ça au gymnase? Tu as de l’or dans les poings”. Ça m’a plu. Je l’ai pris au mot», explique Rahman. Nul avant sa victoire-surprise d’hier n’avait pourtant imaginé que la prophétie se réaliserait. « On a joué les humbles » Hasim a bien entamé une carrière de boxeur mais le plus souvent face à des adversaires de second ordre, des vieux chevaux de retour. Les deux seules fois où il a été opposé à des combattants quelque peu réputés, il n’a pas fini le match. Arrêt de l’arbitre au 10e round face au Samoan David Tua en 1998, KO au 8e contre le Kazakh Oleg Maskaev un an plus tard. Les pronostiqueurs lui prédisaient le même sort face à Lennox Lewis. Il n’était guère que lui et ses proches pour croire que son heure allait enfin sonner. «J’ai toujours pensé que Hasim mettrait Lewis KO et je suis heureux que la suite m’ait donné raison», pavanait à l’issue du combat d’hier son manager Stan Hoffman. Ancien impresario d’artistes musiciens, il a abandonné le monde des rock stars – «un coupe-gorge», prétend-il – et s’est tourné vers la boxe. «C’est un garçon bien, affirme-t-il. Bon père de famille, homme de religion (musulman), il sera un grand champion et fera honneur à ses titres». «On a joué les humbles pendant la période de préparation. Il fallait que Lewis ne se méfie pas, qu’il pense que Hasim allait craquer. Mais on savait qu’on allait gagner», ajoute Hoffman. Certes. Il n’en avait pas moins prévu que lui et son poulain reprendraient dès après le combat l’avion pour les États-Unis.
Couronné hier à Johannesburg champion du monde (WBC/IBF) des poids lourds, l’Américain Hasim Rahman a, aux dires de son adversaire déchu, le Britannique Lennox Lewis, bénéficié d’un «coup de chance». Une opinion peut-être sommaire pour décrire la fulgurante droite au menton qui l’a envoyé au tapis pour le compte à moins d’une demi-minute de la fin de la 5e reprise. Mais, si chance il y a eu, nul ne saurait prétendre que Rahman ne l’a pas méritée. De ce point de vue, la vie avait été plutôt chiche avec lui, jusqu’alors. En 1991, alors qu’il n’avait que 18 ans, l’Américain a été victime d’un terrible accident de voiture. Il avait traversé le pare-brise et un de ses amis avait péri. L’opération avait duré plusieurs heures et il avait fallu lui poser quelque 500 points de suture. «Ils ont dû...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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