La terre battue de Monte-Carlo révèle souvent des joueurs argentins tentant, avec plus ou moins de succès, de sortir de l’ombre des Guillermo Vilas ou Jose-Luis Clerc, stars des années 70. Hier, comme son compatriote Gaston Gaudio l’an dernier, Guillermo Coria est sorti d’un relatif anonymat, à 19 ans, en dominant le qualifié espagnol Albert Martin 6-3, 4-6, 6-3 pour se hisser en demi-finales du tournoi monégasque. Même s’il a été un peu favorisé par les circonstances et l’élimination prématurée de l’Espagnol Juan-Carlos Ferrero, l’un des favoris de l’épreuve, le jeune joueur de Venado Tuerto n’est peut-être pas une étoile filante et semble capable de marcher sur les traces d’Alberto Mancini, vainqueur en 1989, ou de Martin Jaite, ancien finaliste de l’épreuve. Vainqueur cette année de son premier tournoi à Vina Del Mar au Chili aux dépens de Gaudio, après avoir atteint la finale à Sao Paulo, Coria, que son père, professeur de tennis, a baptisé du prénom de Guillermo par admiration pour Vilas, a en effet été l’un des tout meilleurs juniors de sa génération. Vainqueur de Roland-Garros juniors en 1999, il a également disputé la finale de l’Orange Bowl contre Roger Federer qui, au même âge, a lui aussi atteint le dernier octet du tournoi monégasque. «Mon père était un fan de Vilas, il a suivi toute sa carrière, c’est pourquoi il m’a appelé Guillermo. C’est grâce à lui que le tennis s’est développé en Argentine», a-t-il dit. «J’ai rencontré Vilas à 11 ans et je me suis entraîné pendant deux mois avec lui dans le cadre de la fédération argentine», a-t-il ajouté. Surnommé «Mini Moya» pour sa ressemblance avec l’ancien vainqueur de Roland-Garros, il a des qualités un peu similaires à l’Espagnol, et joue bien sur d’autre surfaces que la terre. L’actuel chef de file du tennis argentin, Franco Squillari, l’a découvert à ses dépens au deuxième tour de l’épreuve où, tête de série numéro 12, il a cédé face à son jeune compatriote. Coria, qui comme tous les Argentins aime le football et est un supporter de River Plate, rêve désormais de Coupe Davis, surtout si son pays réintégrait prochainement le groupe mondial. «J’ai ce rêve de représenter mon pays depuis que j’étais tout petit», a avoué Coria, qui est tombé à genoux après sa victoire sur Martin, comme s’il venait de gagner un tournoi du Grand Chelem.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La terre battue de Monte-Carlo révèle souvent des joueurs argentins tentant, avec plus ou moins de succès, de sortir de l’ombre des Guillermo Vilas ou Jose-Luis Clerc, stars des années 70. Hier, comme son compatriote Gaston Gaudio l’an dernier, Guillermo Coria est sorti d’un relatif anonymat, à 19 ans, en dominant le qualifié espagnol Albert Martin 6-3, 4-6, 6-3 pour se hisser en demi-finales du tournoi monégasque. Même s’il a été un peu favorisé par les circonstances et l’élimination prématurée de l’Espagnol Juan-Carlos Ferrero, l’un des favoris de l’épreuve, le jeune joueur de Venado Tuerto n’est peut-être pas une étoile filante et semble capable de marcher sur les traces d’Alberto Mancini, vainqueur en 1989, ou de Martin Jaite, ancien finaliste de l’épreuve. Vainqueur cette année de son...