Vingt-six ans après sa dernière participation aux demi-finales de la C1, Leeds s’est frayé mardi, aux dépens du Deportivo La Corogne, une place dans le dernier carré de la Ligue des champions, où il affrontera en demi-finale Valence, finaliste malheureux la saison passée face au Real Madrid. Battu sur le terrain du Deportivo (2-0), au terme d’une rencontre copieusement dominée par les Espagnols, Leeds a su faire preuve d’un grand sang-froid en défense, dans le sillage de son capitaine Rio Ferdinand, pour préserver son acquis du match aller (3-0). Leeds, qui faisait figure d’outsider face au champion d’Espagne, a prouvé qu’il avait les moyens d’aller jusqu’au bout, même si sa tâche s’annonce très ardue devant Valence, tombeur d’Arsenal (1-0) au bénéfice du but marqué par l’international argentin Roberto Ayala à l’extérieur au match aller, où les Gunners l’avaient emporté 2 à 1. En demi-finale, Valence bénéficiera de l’avantage de disputer le match retour à domicile, le 9 mai, après avoir effectué le voyage à Ellen Road le 2 mai, mais, à l’exception d’une sévère défaite à Barcelone lors de la première phase (4-0), Leeds a prouvé qu’il savait voyager. Leur capacité à accélérer le jeu, en plaçant des contres très tranchants, représente un atout majeur pour les hommes de David O’Leary, même si leur défense a montré quelques signes de faiblesse lors de la deuxième phase de la compétition (10 buts encaissés en 6 matches). La défense de Valence «Au premier tour, on nous donnait derrière le Barça et Milan (le Barça a été éliminé), au deuxième on nous donnait derrière le Real et la Lazio (la Lazio éliminée) et nous sommes toujours là. C’est une saison de rêve», souligne David O’Leary. En demi-finale, il faudra avoir une attitude positive et faire du mieux possible. Il ne faudra pas avoir peur. Leeds pourra également compter sur son maître artificier Lee Bowyer, auteur de six buts depuis le début de la compétition. Valence, issu du tour préliminaire de la Ligue des champions et toujours invaincu au stade Mestalla après son succès sur Arsenal, grâce à un but de l’attaquant norvégien John Carew (75e), a fait apprécier, une nouvelle fois, sa défense, le gros point fort des hommes d’Hector Cuper (six buts encaissés en douze rencontres au cours des deux premières phases). «Ce soir nous avons gagné un match difficile, compliqué, contre un grand rival, analysait l’entraîneur argentin de Valence. Il y a eu un moment en deuxième période où j’étais un peu inquiet. Le match était en train de basculer en leur faveur, mais ils n’ont pas su en profiter. En demi-finale, je suis content de jouer contre Leeds, car les équipes espagnoles nous connaissent trop bien». Mais Arsène Wenger, son homologue français d’Arsenal, estimait que Cuper ne devait pas se réjouir trop vite. «Un petit moment de déconcentration nous a coûté très cher», regrettait l’entraîneur des Gunners, en ajoutant : «Pour la demi-finale, je pense que Leeds sera le favori, car Valence aura du mal là-bas». La promesse d’une confrontation très indécise pour ce nouveau choc hispano-anglais entre les représentants de deux nations qui ont qualifié chacune trois clubs pour les quarts de finale.
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