Années de fantaisie, de renouveau, d’humour et de vitalité, celles qui ont inspiré le pop art marquent une étape dans la mode du XXe siècle. Elles reviennent donc régulièrement dans l’inspiration des créateurs. Il ne faut pas aussi oublier que c’est dans ces années-là que le prêt-à-porter est né aux États Unis pour gagner Paris et le reste du monde, très vite. Des noms émergent en majuscule à côté des griffes nobles de la haute couture. Courrège, Cardin, Paco Rabanne et leurs visions futuristes excitent l’imagination, métamorphosent le style figé, apanage du chic «cher et snob». La mode se «démocratise». «Les cahiers des tendances» lancés à Paris par Maïmé Arnodin ouvrent une nouvelle page dans l’approche du vêtement. Calés sur la haute couture, ils «popularisent» les visions des créateurs et décantent les «styles». Une logistique se met en place grâce à cette femme visionnaire qui a su associer l’industrie à sa démarche... Les «stylistes» d’aujourd’hui et la cohérence de la filature à la vente actuelle lui doivent autant que les créateurs. Par la suite vont naître les boutiques qui vont «exprimer» l’univers ou le regard de chaque créateur. Mary Quant, à Londres, Pathy Johnson, aux États Unis, lancent le principe suivi vite par tous, prouvant que art, mode et création sont très proches. À Paris, Yves Saint-Laurent, le premier, installe «Rive gauche», sa boutique prêt-à-porter, à Saint Germain-des-Près, en 1966, lançant en grande pompe le prêt-à-porter des créateurs. Les influences de la rue À la fin des années 60, couleurs, longueurs, impressions vont se soumettre à l’influence de la rue, des masses et surtout de la jeunesse. La répartition de la société ne se fait plus par classes sociales mais par classes d’âge. La tendance gagne non seulement l’habillement mais aussi la musique, la peinture, la décoration, bref autant les arts que les mœurs... La jeunesse est reine et sa popularité incontestée donne son nom à l’ambiance générale. Le pop art émerge de cette gigantesque crise d’adolescence... Sous l’impulsion de la jeunesse, les barrières sociales, les cloisons, les garde-fous rigides cèdent leur place à une répartition «par classes d’âge», suivie quelques années plus tard par une division d’affinités culturelles et professionnelles. Les jeunes vont rester, cependant, jusqu’à ce jour, les prescripteurs de mode. L’émergence du jean, l’unisexe, le smoking au féminin ne sont que quelques exemples d’un règne dont personne ne songe à contester la légitimité... C’est bien grâce à cet esprit frondeur, hautement libérateur, que la mode d’aujourd’hui est un gigantesque fourre-tout, d’où chaque femme tire ce qui lui convient...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Années de fantaisie, de renouveau, d’humour et de vitalité, celles qui ont inspiré le pop art marquent une étape dans la mode du XXe siècle. Elles reviennent donc régulièrement dans l’inspiration des créateurs. Il ne faut pas aussi oublier que c’est dans ces années-là que le prêt-à-porter est né aux États Unis pour gagner Paris et le reste du monde, très vite. Des noms émergent en majuscule à côté des griffes nobles de la haute couture. Courrège, Cardin, Paco Rabanne et leurs visions futuristes excitent l’imagination, métamorphosent le style figé, apanage du chic «cher et snob». La mode se «démocratise». «Les cahiers des tendances» lancés à Paris par Maïmé Arnodin ouvrent une nouvelle page dans l’approche du vêtement. Calés sur la haute couture, ils «popularisent» les visions des créateurs...