Le réalisateur du dessin animé «Tarzan» signe, avec «102 Dalmatians», son premier long métrage de fiction après une longue carrière dans l’animation. Kevin Lima est d’ailleurs un passionné de l’animation et du monde des animaux. Raya Abi-Rached l’a rencontré à Londres pour la sortie de «102 Dalmatians». L’Orient-Le Jour : 101 Dalmatians suivait de près l’histoire du dessin animé mais, pour la suite, vous avez dû tout inventer. Quels changements était-il nécessaire d’opérer ? Kevin Lima : Il est certain que la suite offrait l’opportunité de faire les choses différemment. Le public doit retrouver la même atmosphère que dans le premier film, mais j’ai eu l’occasion de faire quelques modifications. J’ai décidé de pénétrer plus dans le monde des chiens et de les transformer en acteurs principaux ; j’ai aussi tenté de montrer un autre aspect du personnage de Cruella DeVil et d’introduire des personnages différents. O.J. : Est-il facile de diriger tant de personnes à la fois sur le plateau, avec tous ces chiens, entraîneurs, costumiers, acteurs et autres membres de l’équipe ? K.L. : C’est le chaos total ! Surtout à cause des chiots, on ne peut jamais les contrôler, c’est incroyable. C’est pourquoi je devais être préparé le mieux possible avant que la caméra ne commence à tourner et prier que le tournage se déroule le mieux possible. O.J. : Avec les chiens, certaines scènes semblent assez difficiles à filmer, comme celles du dîner ou de la boulangerie, comment vous y êtes-vous pris ? K.L. : J’ai travaillé de la même manière que sur un film d’animation en dessinant des story-boards (croquis) pour chaque scène. Et ceux-ci ont beaucoup aidé les entraîneurs de chiens qui ont dressé les animaux en fonction des dessins. Je ne crois pas que j’aurais pu faire autrement pour obtenir des chiens la même expression qu’ils ont dans une bande dessinée. Je leur imagine des émotions humaines, donc cela m’a vraiment aidé O.J. : Vous avez filmé Londres en ville fantaisiste de conte de fée, comment avez-vous choisi cet aspect ? K.L. : Cela est aussi dû à mon expérience d’animateur. Il m’est très facile de voir le monde de manière idéalisée ou fantaisiste, de marcher dans Londres en m’inspirant des beaux éléments de la ville. Je ne voulais pas montrer les ordures dans les rues ou les problèmes de tous les jours dont souffrent les gens. Je voulais que Londres apparaisse comme un endroit qu’on rêve de visiter : j’ai fait la même chose avec Paris. Je n’ai pas montré la ville réelle mais son aspect fantaisiste. O.J. : Il est agréable d’interviewer des réalisateurs d’animation parce qu’ils gardent toujours un sourire naïf et candide, qu’en pensez-vous ? K.L. : Je crois que c’est mon approche. Pour moi, le fait de réaliser, c’est comme jouer. J’essaie toujours de garder le même esprit que lorsque j’avais huit ans et que je voulais créer des mondes imaginaires dans ma tête. O.J. : Cruella faisait-elle aussi partie de vos rêves d’enfant ? K.L. : Elle l’était à cause du dessin animé. J’ai vu 101 Dalmatiens quand j’étais encore enfant et cela m’a fait belle impression ; c’est l’un des films qui m’a donné envie de devenir animateur. J’ai aussi pensé que Glenn Close, dans le premier film, avait étonnement bien traduit le personnage en chair et en os sur grand écran ! O.J. : Vous aimez explorer le monde des animaux ? K.L. : C’est important pour moi de raconter une histoire de la manière dont je rêverais qu’elle soit racontée. Quand j’étais enfant, après avoir vu les films de Disney, j’étais persuadé que les animaux étaient humains ! C’est intrigant pour moi d’entrer dans cet univers et d’apprendre, d’imaginer des sociétés d’animaux, de leur conférer des sentiments humains. C’est pourquoi j’adore les films de Disney, le monde de Bambi, de Dumbo, de Tarzan et les autres.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le réalisateur du dessin animé «Tarzan» signe, avec «102 Dalmatians», son premier long métrage de fiction après une longue carrière dans l’animation. Kevin Lima est d’ailleurs un passionné de l’animation et du monde des animaux. Raya Abi-Rached l’a rencontré à Londres pour la sortie de «102 Dalmatians». L’Orient-Le Jour : 101 Dalmatians suivait de près l’histoire du dessin animé mais, pour la suite, vous avez dû tout inventer. Quels changements était-il nécessaire d’opérer ? Kevin Lima : Il est certain que la suite offrait l’opportunité de faire les choses différemment. Le public doit retrouver la même atmosphère que dans le premier film, mais j’ai eu l’occasion de faire quelques modifications. J’ai décidé de pénétrer plus dans le monde des chiens et de les transformer en acteurs...