Oui, des reprises, pourquoi pas ? En ces temps difficiles sévit une crise de la programmation, d’ailleurs pas seulement locale. Aux États-Unis, où des milliers de salles vont devoir fermer (il y en a beaucoup trop !), le manque de films «porteurs» n’arrange pas les choses. Sans parler de cette fameuse grève – scénaristes, techniciens, réalisateurs, etc. sont concernés – à laquelle s’attend Hollywood, peut-être pour bientôt. Une politique de reprises pourrait donc apporter des solutions, au moins provisoires, aux problèmes de ce genre. Après tout, certaines reprises importantes – dont les copies n’ont plus de droits de douane à acquitter chez nous – pourraient attirer autant de spectateurs (sinon davantage) que des tas de nouveaux films quelconques importés en si grand nombre au Liban. L’expérience vaut d’être tentée. En insistant, il faut le répéter sans cesse, sur le choix des reprises concernées. Les critères tant artistiques que «commerciaux» doivent être stricts, la sélection opérée avec un soin rigoureux. Les studios des «majors» d’Hollywood donnent eux-mêmes l’exemple en rééditant actuellement plusieurs titres prestigieux. Citons la version «longue» du chef-d’œuvre de Francis Ford Coppola, Apocalypse Now (79), et le célèbre Exorcist de William Friedkin (73), toujours apte à effrayer les foules. Mais, en tête, se place – inévitablement – le prodigieux 2 001 : A Space Odyssey de Stanley Kubrick (68). Attention : la ressortie de cette fantastique épopée ne peut se faire «n’importe comment». Il y faut un super-grand écran – le plus vaste qui se puisse trouver – et une projection bénéficiant des équipements techniques les plus perfectionnés. Sinon, oubliez Kubrick ! Mais, d’abord, un miracle est nécessaire : intéresser un distributeur/exploitant ! Alors, rêvons...
Oui, des reprises, pourquoi pas ? En ces temps difficiles sévit une crise de la programmation, d’ailleurs pas seulement locale. Aux États-Unis, où des milliers de salles vont devoir fermer (il y en a beaucoup trop !), le manque de films «porteurs» n’arrange pas les choses. Sans parler de cette fameuse grève – scénaristes, techniciens, réalisateurs, etc. sont concernés – à laquelle s’attend Hollywood, peut-être pour bientôt. Une politique de reprises pourrait donc apporter des solutions, au moins provisoires, aux problèmes de ce genre. Après tout, certaines reprises importantes – dont les copies n’ont plus de droits de douane à acquitter chez nous – pourraient attirer autant de spectateurs (sinon davantage) que des tas de nouveaux films quelconques importés en si grand nombre au Liban. L’expérience vaut...
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