Armstrong annonce que les examens d’urine des US Postal sont négatifs
le 10 avril 2001 à 00h00
Les examens d’urine effectués sur les cyclistes de l’équipe US Postal lors du dernier Tour de France sont négatifs, a affirmé leur chef de file et double vainqueur de la Grande Boucle, l’Américain Lance Armstrong, à la veille de sa première course de la saison en France. «Les prélèvements d’urine ne contenaient aucune trace d’EPO ou de toutes autres substances prohibées, ce qui n’a fait que confirmer ce que nous savions déjà», a-t-il déclaré devant la presse et le directeur du Tour, Jean-Marie Leblanc, à Paris dans un hôtel proche des Champs-Élysées, lieu de son sacre en 1999 et 2000. Entouré de son avocat, l’ex-ministre de la Justice français Georges Kiejman, de Mark Gorski et Johan Bruyneel, manageur général et directeur sportif des US Postal, Armstrong s’exprimait sur l’enquête ouverte en novembre par la justice française sur la possible utilisation par son équipe d’Actovegin pendant le Tour 2000. Armstrong a nié l’utilisation de ce produit constitué d’extraits de sang de veau. L’Actovegin ne figure pas sur la liste des produits interdits mais les enquêteurs estiment que, par son action fluidifiante, il peut être administré avec des produits dopants. «De nouveaux tests seront réalisés à partir de ces prélèvements et les enquêteurs ont aussi l’intention d’effectuer des tests sanguins», a-t-il poursuivi. «Avec tous mes équipiers, nous avons immédiatement donné notre approbation à l’envoi de nos prélèvements sanguins congelés au siège de l’UCI (Union cycliste internationale, ndlr) à Lausanne. Le président de l’UCI, M. Hein Verbruggen, m’a confirmé que tous ces échantillons sont en train d’être transférés en France», selon Armstrong. « Revoyez votre jugement » «Dès le premier jour, j’ai toujours soutenu et approuvé cette instruction», a poursuivi le champion du monde 1993, ajoutant qu’il restait à la disposition de la juge parisienne Sophie-Hélène Chateau en charge de l’enquête. Me Kiejman a qualifié les informations «d’officieuses et de certaines». «Essayez de me croire. Je les tiens d’une source proche de l’enquête», a lancé l’avocat aux journalistes. À la veille de rejoindre Le Mans pour le circuit de la Sarthe et des pays de Loire, Armstrong a aussi encouragé «beaucoup dans les médias à revoir leur jugement». «Des journalistes connus et respectés en France et aux États-Unis ont cru que mes performances de champion constituaient une preuve suffisante pour me diffamer. Laissez-moi vous rappeler que je ne suis pas arrivé sur les Champs-Élysées comme un inconnu qui n’aurait jamais remporté de victoires sportives de haut niveau», a-t-il insisté, en rappelant qu’il avait été le plus jeune champion du monde (1993) et vainqueur d’une étape du Tour de France (1994) de l’histoire du cyclisme. Il avait alors 22 ans. «Mes victoires au Tour de France sont l’aboutissement de tous ces efforts et non une espèce d’anomalie comme beaucoup parmi vous ont pu le dire. Je suis fier de ce que je suis parvenu à faire et surtout d’avoir su me battre contre mon cancer et d’avoir pu retrouver ce sport que j’aime tant», a conclu Armstrong, revenu à la compétition en février 1998 après un cancer des testicules détecté en octobre 1996.
Les examens d’urine effectués sur les cyclistes de l’équipe US Postal lors du dernier Tour de France sont négatifs, a affirmé leur chef de file et double vainqueur de la Grande Boucle, l’Américain Lance Armstrong, à la veille de sa première course de la saison en France. «Les prélèvements d’urine ne contenaient aucune trace d’EPO ou de toutes autres substances prohibées, ce qui n’a fait que confirmer ce que nous savions déjà», a-t-il déclaré devant la presse et le directeur du Tour, Jean-Marie Leblanc, à Paris dans un hôtel proche des Champs-Élysées, lieu de son sacre en 1999 et 2000. Entouré de son avocat, l’ex-ministre de la Justice français Georges Kiejman, de Mark Gorski et Johan Bruyneel, manageur général et directeur sportif des US Postal, Armstrong s’exprimait sur l’enquête ouverte en...
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