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Actualités - Chronologies

Les blouses blanches manifestent à Gaza contre les violences israéliennes

Des blouses blanches palestiniennes ont manifesté au point de passage d’Erez, entre la bande de Gaza et Israël, contre les violences israéliennes et les obstacles qui entravent leur travail, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé. Médecins, laborantins, infirmiers, tous vêtus d’une symbolique blouse blanche, ils étaient une cinquantaine à venir protester, à portée de tir des soldats israéliens, postés au barrage d’Erez. Derrière deux ambulances, toutes sirènes hurlantes, ils ont parcouru environ un kilomètre à pied avant de s’arrêter à proximité d’un poste palestinien, invités à ne pas franchir cette «ligne rouge» pour ne pas s’exposer à des tirs. En tête du cortège, une grande banderole en anglais et une interrogation: «Où est le monde? L’armée israélienne tue les enfants palestiniens. Israël persiste dans sa politique de blocage des équipes médicales chargées de porter secours aux blessés». D’autres banderoles appellent, en anglais ou en arabe, à ne pas «blâmer les victimes palestiniennes» ou «l’intervention du Conseil de sécurité de l’Onu». Les manifestants crient qu’ils veulent «une identité, l’indépendance et l’autodétermination». À l’arrêt de la marche, le Dr Haïdar Abdel Chafi, chef du Croissant-Rouge à Gaza et ex-négociateur palestinien, prend la parole pour justifier cette manifestation de «témoins d’atrocités». À l’aide d’un mégaphone de fortune, il dénonce pêle-mêle «la politique fasciste du (Premier ministre israélien Ariel) Sharon», «le silence international devant la tragédie insupportable des Palestiniens» et «l’usage abusif de la force contre les Palestiniens et leur économie». Une lettre ouverte, signée par le Forum médical démocratique, qui regroupe des professions médicales de Palestine, a d’ailleurs été envoyée au président américain George W. Bush pour lui demander de mettre un terme à «l’odieuse occupation» israélienne. Avant de se disperser sans incident, les manifestants en profitent pour dire leur «mal d’exercer». «Les ambulanciers sont devenus des cibles régulières», explique le Dr Ayman Dagga. «L’un d’eux est mort en service, d’autres ont été blessés et 75 de leurs voitures ont été détruites», ajoute-t-il. Le médecin fustige aussi le non-respect des conventions internationales sur la circulation des secours. «Des dizaines de femmes ont dû accoucher sur le chemin de l’hôpital, faute de pouvoir circuler librement», souligne-t-il. Dermatologue à l’hôpital al-Awda du camp de réfugiés de Jabalia (nord), mais urgentiste à l’heure de l’intifada, le Dr Mouna al-Farra ne supporte plus «les retards imposés par Israël à l’arrivée des médicaments». «Certains, comme les antibiotiques, commencent à manquer», assure-t-elle. «Voilà six mois qu’on attend un lot de médicaments en provenance d’Égypte, mais il est bloqué à la frontière», se plaint-elle. «Pire encore, un groupe de docteurs arabes américains nous a envoyé mi-octobre de l’argent pour acheter une ambulance car notre hôpital n’en a qu’une. On m’a averti que les fonds arrivent demain. Il aura fallu six mois». Depuis le début de l’intifada, le 28 septembre, 469 personnes ont trouvé la mort: 384 Palestiniens, 71 Israéliens, 13 Arabes israéliens et un Allemand. Le ministère palestinien de la Santé fait par ailleurs état d’environ 21 000 blessés palestiniens, dont 5 000 sont handicapés.
Des blouses blanches palestiniennes ont manifesté au point de passage d’Erez, entre la bande de Gaza et Israël, contre les violences israéliennes et les obstacles qui entravent leur travail, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé. Médecins, laborantins, infirmiers, tous vêtus d’une symbolique blouse blanche, ils étaient une cinquantaine à venir protester, à portée de tir des soldats israéliens, postés au barrage d’Erez. Derrière deux ambulances, toutes sirènes hurlantes, ils ont parcouru environ un kilomètre à pied avant de s’arrêter à proximité d’un poste palestinien, invités à ne pas franchir cette «ligne rouge» pour ne pas s’exposer à des tirs. En tête du cortège, une grande banderole en anglais et une interrogation: «Où est le monde? L’armée israélienne tue les enfants...