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Actualités - Chronologies

Alan Garcia : peut-être la grande surprise du 1er tour

Le très controversé ancien président Alan Garcia Perez, qui avait contribué de manière décisive en 1990 à la première élection du président destitué Alberto Fujimori, pourrait créer dimanche soir la grande surprise en accédant au second tour. Le fait de se retrouver dans le trio de tête dans les intentions de vote, alors qu’il y a encore trois mois il était un proscrit de la politique, constitue déjà pour lui, et pour son parti l’Association pour la révolution en Amérique latine (Apra - un vieux parti populiste de gauche), une victoire. Faisant l’objet de poursuites judiciaires pour corruption, il avait fui en 1992 dans des circonstances rocambolesques pour trouver refuge d’abord en Colombie puis ensuite en France où vivent toujours ses quatre enfants. Il n’a pu revenir dans son pays et faire acte de candidature seulement après qu’un juge eut estimé en janvier dernier que les chefs d’inculpation dont il était l’objet étaient prescrits. Avocat de 51 ans, mesurant plus de 1,90 m, taille rarissime au Pérou, ayant du sang indien, Alan, comme tout le monde l’appelle, possède un charisme certain que lui reconnaissent y compris ses plus acerbes détracteurs. Mais par dessus tout, il est un tribun exceptionnel qui s’inscrit dans la lignée des grands orateurs latino-américains. La magie de son verbe a une nouvelle fois immédiatement opéré. Son parti, qui était sorti laminé de la dernière présidentielle où il n’avait obtenu que 1,3 %, est crédité aujourd’hui de 15 à 20 % des intentions de vote. Bien qu’enchaînant rassemblement sur rassemblement, il mène sa campagne avec flegme, disant : «Vous savez, moi, j’ai déjà été président (1985-90), donc je sais ce que c’est. ça ne provoque en moi aucune frénésie». Tous les analystes estiment qu’il est capable au second tour de réaliser «l’exploit impossible», même si, dans cette hypothèse, les sondages ne lui sont pas favorables pour le moment.
Le très controversé ancien président Alan Garcia Perez, qui avait contribué de manière décisive en 1990 à la première élection du président destitué Alberto Fujimori, pourrait créer dimanche soir la grande surprise en accédant au second tour. Le fait de se retrouver dans le trio de tête dans les intentions de vote, alors qu’il y a encore trois mois il était un proscrit de la politique, constitue déjà pour lui, et pour son parti l’Association pour la révolution en Amérique latine (Apra - un vieux parti populiste de gauche), une victoire. Faisant l’objet de poursuites judiciaires pour corruption, il avait fui en 1992 dans des circonstances rocambolesques pour trouver refuge d’abord en Colombie puis ensuite en France où vivent toujours ses quatre enfants. Il n’a pu revenir dans son pays et faire acte de...