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Actualités - Chronologies

L’histoire n’a pas bégayé mardi

Deux ans après la victoire miraculeuse de Manchester United dans les arrêts de jeu (2-1), en finale, l’histoire n’a pas bégayé mardi à Old Trafford où le Bayern Munich s’est logiquement imposé (1-0), prenant une option très sérieuse sur la qualification pour les demi-finales de la Ligue des champions. Dans l’autre rencontre de la journée, le Real Madrid, qui menait pourtant 2-0 à la pause, a sans doute une nouvelle fois péché par orgueil en encaissant trois buts en 45 minutes face à une formation du Galatasaray portée par les 22 000 fanatiques du stade Ali-Sami-Yen. Chapeau Effenberg Dans un match très engagé physiquement, le Bayern a remporté haut la main la bataille du milieu de terrain, muselant assez haut toutes les velléités mancuniennes, grâce notamment à un Stefan Effenberg étonnant de motivation et de rage de vaincre. David Beckham avait choisi la provocation. Mais, il a perdu son duel et s’est progressivement éteint au fil des minutes. Oublié le Bayern en demi-teinte de l’hiver qui s’est souvent attiré les foudres de Franz Beckenbauer. Les Bavarois, l’espace d’un match européen, sont redevenus un redoutable bloc, hyper collectif, solidaire, affichant une mâle assurance et une grande sérénité. En face, Roy Keane avait beau aboyer, comme d’habitude, et même mordre parfois, cela n’a pas suffi pour desserrer l’étau. «Nous avons une saison très bizarre. Nous sommes faibles et peu concentrés contre des équipes modestes, mais aujourd’hui, face à un des plus grands clubs, nous avons montré ce dont nous sommes capables», remarquait le Brésilien Giovane Elber. C’est son compatriote Paulo Sergio qui s’est chargé de concrétiser la supériorité allemande en exploitant «une erreur d’inattention», selon Fabien Barthez, de la défense mancunienne sur un coup de pied arrêté rapidement joué. Mais, auparavant, le gardien français avait su s’interposer avec brio sur plusieurs tentatives, notamment d’Effenberg et Elber, et avait été tout heureux de voir un violent tir de Zickler repoussé par la transversale. Manchester, qui a démarré sa saison en trombe, ce qui lui permet de survoler la Premier League, a paru émoussé, comme le reconnaissait sir Alex, et incapable de donner le petit coup de rein décisif qui fait la décision. Les Mancuniens, qui ne sont pas particulièrement performants à l’extérieur, ont déjà échoué à ce même stade de la compétition en 1998 et en 2000. Leur déplacement à Munich s’annonce très difficile. 45 minutes de feu À l’autre bout de l’Europe, sur les rives du Bosphore, le Real Madrid a sans doute connu la mi-temps la plus difficile de son histoire. Pourtant, les champions d’Europe avaient pris le match en main avec autorité et beaucoup d’élégance, arrivant à la pause avec une avance de deux buts après avoir développé un football simple mais efficace, tout en remises à une touche de balle. Les Merengues ont alors eu le tort de croire que la qualification était dans la poche. «En imposant un pressing plus haut, les Turcs sont parvenus à refaire surface. Pourtant, à la mi-temps, on avait prévenu les joueurs de ne pas tomber dans l’euphorie», regrette Vicente del Bosque. En fait, l’euphorie, c’est Galatasaray qui l’a connue grâce à la force retrouvée de ses individualités, à l’image d’un Mario Jardel toujours aussi opportuniste, mais surtout en faisant preuve d’une grande abnégation et de beaucoup d’agressivité, sans dépasser pour autant les limites. Jamais le Real n’a été en mesure de relever la tête et le quatrième but refusé à Jardel, qui paraît «valable» à Mircea Lucescu, n’aurait pas été immérité. Mais, les Turcs sont nettement moins performants à l’extérieur (4 défaites et 2 nuls) alors que le Real, touché dans son orgueil, n’a jamais perdu à la maison cette saison (6 victoires).
Deux ans après la victoire miraculeuse de Manchester United dans les arrêts de jeu (2-1), en finale, l’histoire n’a pas bégayé mardi à Old Trafford où le Bayern Munich s’est logiquement imposé (1-0), prenant une option très sérieuse sur la qualification pour les demi-finales de la Ligue des champions. Dans l’autre rencontre de la journée, le Real Madrid, qui menait pourtant 2-0 à la pause, a sans doute une nouvelle fois péché par orgueil en encaissant trois buts en 45 minutes face à une formation du Galatasaray portée par les 22 000 fanatiques du stade Ali-Sami-Yen. Chapeau Effenberg Dans un match très engagé physiquement, le Bayern a remporté haut la main la bataille du milieu de terrain, muselant assez haut toutes les velléités mancuniennes, grâce notamment à un Stefan Effenberg étonnant de motivation et...