Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Création - Watanabe, valeur montante de la mode

Tissus surprenants, polyvalents, quasi inusables, créations d’une poésie d’esthète, vision du vêtement d’une modernité subtile... Le créateur de cette performance n’est pas un vieux routier de la mode européenne. C’est un japonais, virtuose de la coupe, au talent éblouissant, en pleine ascension, son nom: Junya Watanabe. Dans la foule des nouveaux stylistes, cet homme discret jusqu’à l’effacement, studieux et inventif, tranche avant tout par son génie et par sa grande modestie. Seize ans durant, il a officié dans l’ombre de Rei Kawakubo, la reine-abeille de «Comme des Garçons». Reconnaissant la valeur de ce styliste génial et effacé, Rei Kawakubo lui procura les moyens d’avoir sa propre griffe, volant ainsi de ses propres ailes... «Bien haut», d’après les chroniqueurs de mode qui reconnaissent en lui un innovateur de talent. «J’accorde à la matière, explique-t-il, la même importance qu’à la couleur et au style». Effectivement, sa matière première, la fibre, est de haute technicité, et s’il allie la tradition à la science avancée, il y met une telle poésie que le résultat est d’une délicatesse aérienne. Thermocollants, fibres plastifiées entre ses mains perdent toute référence high-tech pour s’enrichir d’un halo neuf, d’une fantaisie en même temps moderne et onirique. Voilà quelques saisons que ses défilés sont applaudis avec enthousiasme par les professionnels blasés et ironiques des milieux de la mode. Inventif et calme, secret et doué, le créateur japonais poursuit son ascension. Tradition et technologie, style et audace, créativité et science. Un juste dosage entre sagesse orientale et fantaisie moderniste, fibre high-tech et fleurs de cerisiers. «Chaque collection, explique-t-il, part d’une idée et je m’y tiens. En trouvant les ingrédients les plus appropriés pour lui donner corps...» Pour l’hiver 2000-2001, le thème était «Romantique». Pour ce printemps, il a choisi «Pop Couture». Blazers classiques, en nylon de couleur, parsemés de pastilles en rhodoïd, une nouvelle matière. Des notes naïves, ludiques, réhaussées par une haute technicité au rang de trouvailles. Le styliste japonais est maître des mixages. Entre poésie, tradition et modernité, son défilé comptait des trouvailles et de merveilleuses synthèses de couleurs et de matières. Des notes innovatrices aussi, comme ces deux robes superposées retenues l’une à l’autre par un savant jeu de perles... Des coupes inédites, des tissus étanches, des couleurs franches. Un pont jeté entre hier et demain faisant de l’aujourd’hui un champ fertile de recherche et de création. «Si la presse aime mon travail, c’est tant mieux... De mon côté, je cherche à me renouveler d’une collection à l’autre, conclut-il au milieu des louanges qui fusent de tous côtés...»
Tissus surprenants, polyvalents, quasi inusables, créations d’une poésie d’esthète, vision du vêtement d’une modernité subtile... Le créateur de cette performance n’est pas un vieux routier de la mode européenne. C’est un japonais, virtuose de la coupe, au talent éblouissant, en pleine ascension, son nom: Junya Watanabe. Dans la foule des nouveaux stylistes, cet homme discret jusqu’à l’effacement, studieux et inventif, tranche avant tout par son génie et par sa grande modestie. Seize ans durant, il a officié dans l’ombre de Rei Kawakubo, la reine-abeille de «Comme des Garçons». Reconnaissant la valeur de ce styliste génial et effacé, Rei Kawakubo lui procura les moyens d’avoir sa propre griffe, volant ainsi de ses propres ailes... «Bien haut», d’après les chroniqueurs de mode qui reconnaissent en...