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Actualités - Chronologies

Les crimes mystérieux - de l’ère Milosevic

Les adversaires de Slobodan Milosevic ont souvent accusé la police secrète serbe d’être responsable des assassinats et enlèvements mystérieux qui ont eu lieu lors des deux dernières de ses 13 années au pouvoir. L’ancien chef de la sécurité d’État Rade Markovic a été placé en détention le 24 février dans le cadre de l’enquête sur l’accident de voiture qui a légèrement blessé le dirigeant de l’opposition Vuk Draskovic et a coûté la vie à quatre de ses collaborateurs en 1999. Cette arrestation montrait que l’étau se resserrait autour de Milosevic. Markovic a démenti l’an dernier toute implication de ses services dans des assassinats politiques. Voici une liste des principaux meurtres de hauts dignitaires et autres affaires mystérieuses qui ont eu lieu de fin 1998 à fin 2000, lorsque Markovic dirigeait la sécurité d’État. 2000 – IVAN STAMBOLIC - L’ancien président serbe a disparu le 25 août alors qu’il faisait son jogging. Il avait aidé Milosevic à accéder au pouvoir. Ce dernier l’avait évincé de la présidence de la Serbie en 1988. L’avocat de Stambolic juge que la police secrète doit savoir où il se trouve, puisqu’elle l’avait placé sous surveillance. – VUK DRASKOVIC - Dans la nuit du 15 au 16 juin, le dirigeant de l’un des principaux partis d’opposition a été pris pour cible dans sa résidence secondaire située sur la côte adriatique au Monténégro. Draskovic accuse Milosevic d’avoir commandité cette fusillade. – ZIKA PETROVIC - La directrice de la compagnie aérienne nationale JAT a été abattue le 25 avril devant sa résidence dans le centre de Belgrade par des tireurs non indentifiés. – PAVLE BULATOVIC - Le ministre yougoslave de la Défense a été abattu dans un restaurant de Belgrade le 8 février. Le régime Milosevic a affirmé que cet assassinat avait été orchestré de l’étranger. La police recherche toujours le(s) tueur(s). – ZELJKO «Arkan» RAZNATOVIC - Ce chef de milice serbe redouté, inculpé de crimes de guerre par le Tribunal pénal international sur l’ex-Yougoslavie (TPIY) pendant les guerres de Croatie et de Bosnie (1991-1995), a été abattu le 15 janvier dans un hôtel de Belgrade. Le parquet a inculpé 10 hommes dans le cadre de l’enquête sur cet assassinat. L’homme accusé du meurtre, un policier qui n’était pas en service à l’heure du crime, a plaidé innocent au début du procès en octobre. Le fils d’Arkan, Mihajlo, a déclaré en début d’année que la sécurité d’État avait contribué à l’assassinat de son père car elle redoutait son influence sur la population et la police. 1999 – VUK DRASKOVIC - Le 3 octobre, un camion fait soudainement une embardée sur le mauvais côté de la route et percute deux voitures dans lesquelles se trouvaient Draskovic et quatre de ses collaborateurs près de Lazarevac, à 60 km au sud de Belgrade. Draskovic est le seul survivant de l’accident. Son parti a par la suite lancé des poursuites contre la sécurité d’État pour ce qu’il considère comme une tentative d’assassinat contre Draskovic. – SLAVKO CURUVIJA - Célèbre journaliste et éditeur indépendant, connu pour son hostilité à Milosevic. Il a été abattu devant son immeuble à Belgrade le 11 avril, pendant la campagne de bombardements de l’Otan (mars à juin) contre la Yougoslavie. Une association de défense des droits de l’homme a accusé l’an dernier la sécurité d’État d’être à l’origine de cet assassinat et a lancé des poursuites contre ses directeurs, présentant un document les liant à cette affaire. Elle précise qu’un document de la sécurité d’État révèle que Curuvija était sous surveillance le jour de son assassinat.
Les adversaires de Slobodan Milosevic ont souvent accusé la police secrète serbe d’être responsable des assassinats et enlèvements mystérieux qui ont eu lieu lors des deux dernières de ses 13 années au pouvoir. L’ancien chef de la sécurité d’État Rade Markovic a été placé en détention le 24 février dans le cadre de l’enquête sur l’accident de voiture qui a légèrement blessé le dirigeant de l’opposition Vuk Draskovic et a coûté la vie à quatre de ses collaborateurs en 1999. Cette arrestation montrait que l’étau se resserrait autour de Milosevic. Markovic a démenti l’an dernier toute implication de ses services dans des assassinats politiques. Voici une liste des principaux meurtres de hauts dignitaires et autres affaires mystérieuses qui ont eu lieu de fin 1998 à fin 2000, lorsque Markovic...