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Actualités - Chronologies

Chirac et Moubarak « très inquiets »

Le président égyptien Hosni Moubarak, qui entame aujourd’hui une visite officielle à Washington, a déclaré, avec son homologue français Jacques Chirac, être «très inquiet de l’escalade de la violence» israélo-palestinienne, face à une situation qui semble échapper à tout contrôle. «Nous sommes très inquiets de l’escalade de la violence et nous formons des vœux très forts pour engager un processus de désescalade qui permette de revenir à la table des négociations», a affirmé M. Chirac à la presse à l’issue d’un long entretien en tête à tête, suivi d’un dîner de travail. «Je me réjouis beaucoup que le président Moubarak puisse partir aux États-Unis pour rencontrer le président américain George Bush, car il fera sans aucun doute entendre à Washington la voix de la compétence, de la sagesse et de la paix». Pour sa part, M. Moubarak a dit craindre que «l’installation des parties dans un cycle sans fin de violences pourrait mener au terrorisme, un terrorisme dont le théâtre sera très vaste». Il a affirmé que «la stabilité dans la région était menacée en cas de poursuite des affrontements par les diverses parties». «L’utilisation de la violence conduira à encore plus de violence et risque de créer un cercle vicieux, dont tous les pays de la région, y compris Israël, subiront les conséquences», a-t-il ajouté. M. Moubarak a souhaité «une baisse graduelle de la violence, seule condition pour que les deux parties puissent reprendre les négociations». Israël et les Palestiniens «doivent comprendre que la solution réside dans les négociations, et non pas dans l’utilisation de la violence», a dit M. Moubarak. Le président égyptien a quitté Paris samedi pour les États-Unis, où il commencera aujourd’hui une visite officielle, marquée par des entretiens avec le président Bush. Il sera le premier dirigeant arabe à rencontrer M. Bush depuis son arrivée à la Maison-Blanche en janvier. L’Égypte, premier pays arabe à avoir fait la paix avec Israël en 1979 et soutien actif de la cause palestinienne, voit d’un mauvais œil les dernières déclarations américaines qui penchent nettement en faveur d’Israël. La nouvelle Administration américaine a décidé dès le départ de prendre une plus grande distance par rapport au Proche-Orient, mais elle reconnaît dans le même temps que la gravité de la situation nécessite un plus grand engagement. À Paris, on estime que la position de désengagement des États-Unis n’est pas tenable. Un haut responsable français, parlant sous couvert d’anonymat, a souhaité qu’«il n’y ait un baisser des bras» face à cette nouvelle situation extrêmement dangereuse. «Il faut faire le maximum pour qu’Israéliens et Palestiniens se reparlent au plus haut niveau. Cet objectif peut être atteint», a-t-il ajouté, tout en soulignant que la priorité absolue était pour l’heure «d’arrêter l’escalade». Paris et Le Caire partagent la même inquiétude. Le chef de la diplomatie française Hubert Védrine – de retour d’une visite à Washington – avait affirmé jeudi dernier que la situation au Proche-Orient n’a «jamais été aussi préoccupante depuis 15 ou 20 ans».
Le président égyptien Hosni Moubarak, qui entame aujourd’hui une visite officielle à Washington, a déclaré, avec son homologue français Jacques Chirac, être «très inquiet de l’escalade de la violence» israélo-palestinienne, face à une situation qui semble échapper à tout contrôle. «Nous sommes très inquiets de l’escalade de la violence et nous formons des vœux très forts pour engager un processus de désescalade qui permette de revenir à la table des négociations», a affirmé M. Chirac à la presse à l’issue d’un long entretien en tête à tête, suivi d’un dîner de travail. «Je me réjouis beaucoup que le président Moubarak puisse partir aux États-Unis pour rencontrer le président américain George Bush, car il fera sans aucun doute entendre à Washington la voix de la compétence, de la sagesse...