Je ne sais pas encore si, aux dates annoncées, Télé-Liban, comme le Phénix, renaîtra de ses cendres. Je ne sais pas encore si je retrouverai ce jour-là les visages familiers de Souad, Saïd, Najwa, Georges, Pascale et les autres. Je ne sais toujours pas ce qui va finir par arriver à Carole Samaha dans Ismouha La... et si Antoine Kerbage reviendra hanter mes nuits avec Layl el-Zi’ab. Je ne sais pas si Abido Bacha produira, si Ziyad Moussa cultivera, si Hélène Malek «enfantera», si Brahim Khoury dirigera, si Sélim Kazan réalisera et si Hassan Naamani «camérera». Je ne sais rien de tout cela, mais je sais que j’espère encore. La preuve : tous les soirs, avant de m’endormir, je me branche sur Télé-Liban. Et je trouve qu’on n’a jamais mieux réussi, sur cette chaîne, ce que l’image et le son me renvoient : le drapeau libanais, un communiqué laconique et de la musique. Je suis gagnant sur les trois tableaux : le drapeau d’abord, parce qu’on ne le voit pas autant que j’aimerai le voir sur l’antenne des autres chaînes, le communiqué, parce que cela est autrement plus relaxant que tous les discours de ces intarissables bavards dont nous sommes assourdis ailleurs, enfin la musique me permet d’entendre les refrains des Rahbani immortalisés par Feyrouz, plutôt que les platitudes «rythmées» de tous nos roucouleurs de service qui «clippent» partout. Si la fermeture de Télé-Liban est à ce prix-là, je me dis qu’on aurait dû, depuis longtemps, arrêter les émissions de la chaîne nationale. Le téléspectateur y aurait ainsi trouvé son compte. Et son bonheur ! P.S. : Le point de non-retour, titre français de Point Blank de John Boorman avec Lee Marvin.
Je ne sais pas encore si, aux dates annoncées, Télé-Liban, comme le Phénix, renaîtra de ses cendres. Je ne sais pas encore si je retrouverai ce jour-là les visages familiers de Souad, Saïd, Najwa, Georges, Pascale et les autres. Je ne sais toujours pas ce qui va finir par arriver à Carole Samaha dans Ismouha La... et si Antoine Kerbage reviendra hanter mes nuits avec Layl el-Zi’ab. Je ne sais pas si Abido Bacha produira, si Ziyad Moussa cultivera, si Hélène Malek «enfantera», si Brahim Khoury dirigera, si Sélim Kazan réalisera et si Hassan Naamani «camérera». Je ne sais rien de tout cela, mais je sais que j’espère encore. La preuve : tous les soirs, avant de m’endormir, je me branche sur Télé-Liban. Et je trouve qu’on n’a jamais mieux réussi, sur cette chaîne, ce que l’image et le son me renvoient : le...
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