Syrie - Des intellectuels appellent - au pluralisme politique
le 31 mars 2001 à 00h00
Cent cinquante intellectuels et hommes politiques syriens, vivant à l’étranger, ont lancé vendredi, dans un communiqué, un appel à la levée de l’état d’urgence et le rétablissement de la pluralité politique en Syrie. Les signataires de la pétition, dont des anciens ministres, comme Ibrahim Bakhos et Habib Haddad, demandent outre «la levée de l’état d’urgence et de la loi martiale» la dissolution des tribunaux d’exception, la remise en liberté de tous les prisonniers politiques et le «rétablissement de la pluralité politique en annulant les textes de la Constitution qui donnent au parti Baas un rôle dirigeant». Le texte appelle également «à édifier entre le Liban et la Syrie des relations privilégiées face à Israël, qui respectent l’indépendance politique du Liban». Il ajoute qu’«en dépit de (l’introduction) d’une certaine marge de liberté, le régime syrien n’a pas changé (...) et lorsque la société syrienne éprise de démocratie a commencé à s’exprimer à travers des salons politiques et des clubs, les responsables du régime y ont mis un terme dans une volonté évidente de clore le débat politique». Les autorités syriennes interdisent depuis la mi-février les débats politiques sans leur accord, et ont posé plusieurs conditions à leur déroulement – dont celle d’obtenir les noms des participants –, jugées par certains organisateurs comme «quasi impossibles» à remplir. Sur près de 70 salons qui existaient avant les restrictions, deux ont été autorisés jusqu’à présent : celui de Souheir Rayyes, députée baassiste, à Lattaquié, sur le littoral, et le salon Jamal Atassi, à Damas, qui porte le nom d’un responsable de l’opposition appartenant au courant nassérien et décédé il y a un an. Le député syrien, Riad Seif, a annoncé le 18 février être poursuivi par l’État pour avoir proposé de modifier la Constitution de manière à y supprimer le rôle de «dirigeant de la société et de l’État» qu’elle confère au parti Baas panarabe, au pouvoir depuis 1963.
Cent cinquante intellectuels et hommes politiques syriens, vivant à l’étranger, ont lancé vendredi, dans un communiqué, un appel à la levée de l’état d’urgence et le rétablissement de la pluralité politique en Syrie. Les signataires de la pétition, dont des anciens ministres, comme Ibrahim Bakhos et Habib Haddad, demandent outre «la levée de l’état d’urgence et de la loi martiale» la dissolution des tribunaux d’exception, la remise en liberté de tous les prisonniers politiques et le «rétablissement de la pluralité politique en annulant les textes de la Constitution qui donnent au parti Baas un rôle dirigeant». Le texte appelle également «à édifier entre le Liban et la Syrie des relations privilégiées face à Israël, qui respectent l’indépendance politique du Liban». Il ajoute qu’«en dépit de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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