Kabila s’engage à protéger la communauté libanaise
le 23 mars 2001 à 00h00
À l’issue de l’entretien accordé par le chef de l’État au ministre Ghassan Salamé, la présidence a publié le message que le président congolais Joseph Kabila a adressé à son homologue libanais, en réponse à la lettre de Lahoud. Après les formules de politesse, M. Kabila transmet au peuple libanais sa «profonde consternation et ses condoléances les plus attristées». «Le gouvernement de la République démocratique du Congo condamne sans réserve cet acte grave et s’engage fermement à ce qu’il ne reste pas impuni. À cet effet, une commission d’enquête indépendante a été mise sur pied et les auteurs présumés de ce crime ont été arrêtés (…) Toutefois, en dépit de la gravité particulière que revêt cette exécution, elle reste un acte isolé qui n’a nullement visé la communauté libanaise vivant au Congo dans son ensemble (…) La république démocratique du Congo réitère avec fermeté son engagement à garantir les droits humains fondamentaux, tant des nationaux que des étrangers et, en l’occurrence, des Libanais, résidant sur son territoire (…) Soyez rassuré, Monsieur le Président, que le gouvernement congolais prendra toutes les mesures requises pour la sécurité de la communauté libanaise». Ce message répond à celui qu’avait envoyé le président Émile Lahoud et qui avait été transmis à M. Kabila par le ministre Salamé. Lahoud s’y était fait l’écho de l’inquiétude et de la peur au sein de la communauté libanaise établie au Congo depuis des années et qui considère ce pays comme sa seconde patrie, une patrie qu’elle a servie utilement dans de nombreux domaines. «Cette communauté se sent désormais en danger et sans protection et je suis sûr qu’il s’agit là d’une situation que vous ne pouvez tolérer (…). Je suis persuadé que vous accorderez à ce sujet qui nous préoccupe toute l’attention et la bienveillance requises, en partant de données d’ordre humain et légal et eu égard aux relations d’amitié qui unissent nos deux pays depuis si longtemps. J’ai ferme espoir que vous ne manquerez pas de prendre toutes les mesures promptes et nécessaires pour dévoiler le sort des personnes enlevées et de celles qui ont été tuées, ainsi que pour assurer la protection de la communauté libanaise, de ses biens et de sa liberté de mouvement».
À l’issue de l’entretien accordé par le chef de l’État au ministre Ghassan Salamé, la présidence a publié le message que le président congolais Joseph Kabila a adressé à son homologue libanais, en réponse à la lettre de Lahoud. Après les formules de politesse, M. Kabila transmet au peuple libanais sa «profonde consternation et ses condoléances les plus attristées». «Le gouvernement de la République démocratique du Congo condamne sans réserve cet acte grave et s’engage fermement à ce qu’il ne reste pas impuni. À cet effet, une commission d’enquête indépendante a été mise sur pied et les auteurs présumés de ce crime ont été arrêtés (…) Toutefois, en dépit de la gravité particulière que revêt cette exécution, elle reste un acte isolé qui n’a nullement visé la communauté libanaise...
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