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Actualités - Chronologies

Mécontent, Ryad sera représenté - par son ministre de la Défense

L’Arabie séoudite a annoncé jeudi qu’elle serait représentée au sommet arabe de Amman par son ministre de la Défense, marquant ainsi, selon des diplomates, son mécontentement devant la ligne adoptée vis-à-vis de l’Irak. Le palais royal a annoncé dans un communiqué que la délégation séoudienne au sommet, prévu les 27 et 28 mars, serait présidée par le prince Sultan ben Abdel Aziz et non le prince héritier Abdallah, qui représente d’habitude son pays aux réunions régionales et islamiques depuis une dizaine d’années en raison des ennuis de santé du roi Fahd. Le communiqué, reproduit par l’agence officielle SPA, n’a pas précisé les raisons de l’absence du prince Abdallah au sommet d’Amman. Le prince Sultan est un frère du roi Fahd. Des diplomates arabes à Ryad ont affirmé que la décision de Ryad de réduire le niveau de sa participation était due à des «raisons liées à l’Irak». «La décision séoudienne est vraisemblablement liée aux efforts déployés par certaines parties arabes visant à faire passer lors du sommet une résolution appelant à la fin des sanctions contre l’Irak», a déclaré un des diplomates. Un autre diplomate a évoqué «les efforts visant à obtenir une réconciliation entre l’Irak et les pays arabes du Golfe». «Or, l’Arabie et le Koweït ne voient pas nécessairement cette évolution d’un bon œil en raison de la poursuite de la campagne médiatique irakienne contre les deux pays», a commenté le premier diplomate. Pas de réconciliation À Amman, un diplomate arabe a affirmé que l’Arabie «n’est pas contente de l’espace qui sera consacré à la question irakienne lors du sommet». Le roi Abdallah II de Jordanie, qui a effectué mercredi une brève visite en Arabie, «n’a pas réussi à faire changer les Séoudiens d’avis», a ajouté la même source. Le prince héritier séoudien s’était entretenu mercredi soir à Djeddah avec le roi Abdallah II qui a également été reçu par le roi Fahd. La veille de sa visite en Arabie, le souverain jordanien s’était entretenu à Amman avec le ministre irakien des Affaires étrangères Mohammed Saïd al-Sahhaf avant de rencontrer le chef de la diplomatie koweitienne Sabah al-Ahmad al-Sabah. M. Sahhaf a communiqué au monarque jordanien «un message verbal du président irakien Saddam Hussein concernant les relations bilatérales et la coordination des positions des deux pays avant la tenue la semaine prochaine à Amman du sommet arabe», selon une source officielle jordanienne. Il a également rencontré le Premier ministre jordanien Ali Abou Ragheb, devant lequel il a exposé le point de vue irakien réclamant que «le sommet appelle à la levée de l’embargo» imposé à l’Irak. M. Sahhaf a indiqué jeudi à la presse jordanienne que des pays arabes avaient récemment examiné au Caire l’idée de créer un comité de réconciliation entre l’Irak d’une part, le Koweït et l’Arabie séoudite d’autre part. Son homologue koweïtien avait affirmé mardi à son arrivée à Amman que son pays «ne cherche pas une réconciliation avec l’Irak». «Nous exigeons d’abord que l’Irak s’engage à appliquer les résolutions du Conseil de sécurité et fournisse des informations sur les prisonniers de guerre koweïtiens», a insisté cheikh Sabah. Le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan avait appelé le 19 mars les dirigeants arabes à décider, lors de leur sommet, une levée unilatérale de l’embargo en vigueur contre son pays depuis son invasion du Koweït en 1990. La presse officielle de Bagdad accuse régulièrement l’Arabie séoudite et Koweït de mettre en œuvre «un complot américain visant à faire capoter le sommet». Outre la question irakienne, le sommet arabe doit être consacré principalement à l’intifada palestinienne.
L’Arabie séoudite a annoncé jeudi qu’elle serait représentée au sommet arabe de Amman par son ministre de la Défense, marquant ainsi, selon des diplomates, son mécontentement devant la ligne adoptée vis-à-vis de l’Irak. Le palais royal a annoncé dans un communiqué que la délégation séoudienne au sommet, prévu les 27 et 28 mars, serait présidée par le prince Sultan ben Abdel Aziz et non le prince héritier Abdallah, qui représente d’habitude son pays aux réunions régionales et islamiques depuis une dizaine d’années en raison des ennuis de santé du roi Fahd. Le communiqué, reproduit par l’agence officielle SPA, n’a pas précisé les raisons de l’absence du prince Abdallah au sommet d’Amman. Le prince Sultan est un frère du roi Fahd. Des diplomates arabes à Ryad ont affirmé que la décision...