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Actualités - Chronologies

L’Europe face au vieillissement de sa population

La stratégie à mettre en œuvre face au vieillissement attendu de la population de l’Union européenne (UE) dans les prochaines décennies constituera l’un des thèmes majeurs du sommet de Stockholm, qui se réunit vendredi et samedi. La question du vieillissement est l’un des points prioritaires retenus par la présidence suédoise pour le sommet des Quinze, le président de la Commission européenne Romani Prodi ayant quant à lui souligné que ce problème représentait «un défi majeur» pour l’UE. «Les Européens vivent plus longtemps, ont moins d’enfants et travaillent moins», a résumé M. Prodi devant le Parlement européen. L’UE compte actuellement une personne de plus de 65 ans pour 4 personnes en âge de travailler. Mais au rythme actuel, le rapport entre les actifs et les retraités sera de 3 pour 1 dans 20 ans et de 2 pour 1 dans 40 ans, selon l’estimation avancée par le président de la Commission. Si les tendances se maintiennent, la population en âge de travailler diminuera d’environ 40 millions de personnes, tandis que «des projections font entrevoir une augmentation des dépenses pour les régimes publics de retraite de l’ordre de 3 à 5 % du PIB entre 2010 et 2050», ont estimé de leur côté les ministres de l’Économie et des Finances de l’UE. Au total, selon le scénario le plus pessimiste, le poids total des retraites pourrait ainsi représenter 10 % du PIB de l’Union européenne. Outre la modification de l’équilibre entre population active et retraités, un rapport de la Commission européenne préparé en vue du sommet de Stockholm pointe aussi la forte augmentation prévisible du nombre des personnes de plus de 85 ans, qui pourrait passer de 7 millions en 2000 à 19 millions en 2050. Cette évolution devrait aussi entraîner une hausse substantielle des dépenses de soins de santé et de soins aux personnes âgées. Ce constat impose une action à plusieurs niveaux, selon les différents documents transmis aux chefs d’État et de gouvernement pour leur réunion de Stockholm. Pour les ministres de l’Économie et des Finances des Quinze comme pour la Commission européenne, les États membres doivent d’abord assurer la viabilité à long terme de leurs finances publiques, ce qui passerait par une accélération de la réduction de la dette publique pour affecter les intérêts économisés aux retraites et aux soins de santé. Un autre volet porterait sur l’augmentation du taux d’emploi, notamment parmi les femmes et les travailleurs âgés. La Commission préconise aussi un renversement de la tendance à la retraite anticipée. M. Prodi a également évoqué le recours à l’immigration comme moyen d’accroître la taille de la population active. Le troisième champ d’action suggéré porte sur une réforme des régimes de retraite et la mise en place d’un cadre législatif pour un marché unique européen pour les fonds de pension. Enfin, à côté de la dimension économique du vieillissement de la population, les ministres des Affaires sociales ont évoqué les risques d’exclusion sociale et de pauvreté accrue pour les personnes âgées, qui devra être pris en compte dans les systèmes de retraites.
La stratégie à mettre en œuvre face au vieillissement attendu de la population de l’Union européenne (UE) dans les prochaines décennies constituera l’un des thèmes majeurs du sommet de Stockholm, qui se réunit vendredi et samedi. La question du vieillissement est l’un des points prioritaires retenus par la présidence suédoise pour le sommet des Quinze, le président de la Commission européenne Romani Prodi ayant quant à lui souligné que ce problème représentait «un défi majeur» pour l’UE. «Les Européens vivent plus longtemps, ont moins d’enfants et travaillent moins», a résumé M. Prodi devant le Parlement européen. L’UE compte actuellement une personne de plus de 65 ans pour 4 personnes en âge de travailler. Mais au rythme actuel, le rapport entre les actifs et les retraités sera de 3 pour 1 dans 20...