Affaire Tito : un nouveau raté dans la coopération sur l’ISS
le 21 mars 2001 à 00h00
Le refus des Occidentaux de permettre à un «touriste» américain de se rendre sur la Station spatiale internationale avec des cosmonautes russes marque un nouvel épisode houleux dans une aventure qui se voulait «exemplaire» de la coopération internationale. Les cosmonautes russes Talgat Moussabaïev et Iouri Batourine ont observé une grève de 24 heures lundi au centre spatial Johnson, à Houston (États-Unis), pour protester contre le refus des Occidentaux de permettre à l’homme d’affaires Dennis Tito de les accompagner sur l’ISS. Les deux Russes ont repris hier leur entraînement à la demande de l’Agence spatiale russe qui a qualifié de «coup de tête» la grève des cosmonautes. «Le chef de l’Agence spatiale russe, Iouri Koptev, va contacter par téléphone aujourd’hui son homologue de la Nasa pour résoudre le conflit» concernant M. Tito, a déclaré hier le porte-parole de l’Agence russe, Sergueï Gorbounov. M. Tito, 60 ans, a promis de verser 20 millions de dollars aux Russes – une somme dont le secteur spatial a grand besoin – pour s’envoler dans l’espace et accomplir le rêve de sa vie. L’Américain a déjà subi un entraînement intensif à la Cité des étoiles, près de Moscou. Moscou exclut toute remise en question du voyage de M. Tito qui doit partir le 30 avril dans l’espace à bord d’un vaisseau russe Soyouz pour rester dix jours sur l’ISS. «Nous n’avons pas besoin de l’autorisation (des Occidentaux). Nous avons signé un contrat avec M. Tito et il ira sur l’ISS», a martelé un responsable de l’Agence spatiale russe, Alexandre Botvinko. «La Russie a une grande expérience dans le domaine de la formation des cosmonautes et garantit la sécurité de M. Tito sur l’ISS. C’est cette position que défendra l’Agence devant la Nasa», a pour sa part indiqué M. Gorbounov. Les Américains, les Européens, les Canadiens et les Japonais s’opposent cependant tous à la présence d’un «touriste» à bord de l’ISS, estimant qu’il risque de gêner le programme de travail chargé des cosmonautes. Selon un communiqué de la Nasa diffusé lundi, «la présence d’un non professionnel n’ayant pas suivi d’entraînement sur tous les systèmes de la station (...) et nécessitant une supervision constante serait un fardeau supplémentaire pour l’équipage».
Le refus des Occidentaux de permettre à un «touriste» américain de se rendre sur la Station spatiale internationale avec des cosmonautes russes marque un nouvel épisode houleux dans une aventure qui se voulait «exemplaire» de la coopération internationale. Les cosmonautes russes Talgat Moussabaïev et Iouri Batourine ont observé une grève de 24 heures lundi au centre spatial Johnson, à Houston (États-Unis), pour protester contre le refus des Occidentaux de permettre à l’homme d’affaires Dennis Tito de les accompagner sur l’ISS. Les deux Russes ont repris hier leur entraînement à la demande de l’Agence spatiale russe qui a qualifié de «coup de tête» la grève des cosmonautes. «Le chef de l’Agence spatiale russe, Iouri Koptev, va contacter par téléphone aujourd’hui son homologue de la Nasa pour résoudre...
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