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Actualités - Communications Et Declarations

Avec Delanoë, « c’est la fin - de l’omerta »…

«Ceci est la maison de tous les Parisiens», dit Bertrand Delanoë, pointant du doigt, face à lui, l’Hôtel de Ville illuminé, sous les acclamations de ses partisans venus fêter la fin d’un quart de siècle de règne de la droite à la mairie de Paris. «C’est la fête de la liberté et de la fraternité. Et dès demain, au boulot», lance-t-il, sous les applaudissements et les cris de joie de quelque six mille personnes. C’est à pied, entouré de ses plus fidèles collaborateurs, de joueurs de tambours et d’une nuée de journalistes, que l’ancien conseiller de Paris a fait sa première promenade de maire à travers la capitale, depuis son siège de campagne situé à deux pas du Centre Pompidou. Son arrivée a été saluée par une pluie de cliquetis : des trousseaux de clés brandis par la foule en liesse. «On a les clefs, on va pas les lâcher» crie, déterminée, une fan du nouveau maire. «Xavière, fais tes cartons», lancent les militants PS du XIIIe arrondissement à l’adresse de l’ancienne première dame de la capitale. «C’est la fin du règne Chirac-Tiberi, la fin de l’omerta», déclare une jeune femme venue faire la fête malgré la fraîcheur et l’heure tardive. «J’espère qu’il y aura plus de transparence». La joie des militants a été à la hauteur de leur soulagement, car c’est une inquiétude un rien pesante qui prévalait quelques heures plus tôt au siège de campagne du candidat socialiste, où l’on s’attendait à des résultats serrés «à l’américaine», et où beaucoup n’osaient «pas encore y croire». À vingt heures, les premières estimations fournies par la télévision déclenchent de timides cris de victoires, qui iront crescendo au fil de la soirée. Le doute laisse peu à peu la place à la joie, puis à l’euphorie de vivre des instants «historiques». À l’annonce de la victoire de la gauche dans le XIIe arrondissement, le soulagement se fait vraiment sentir, les verres de vin se lèvent, les sourires s’élargissent et des tournesols écologistes s’ébrouent au-dessus d’une foule de plus en plus compacte. Le psychanalyste Gérard Miller déclare «penser avec une certaine tristesse aux gens du XVIe arrondissement, qui vont peut-être changer leurs serrures et faire leurs valises», et conseille «vivement à Philippe Séguin de quitter la politique», à l’instar de Raymond Barre, qui a l’air d’en être «très heureux». Danièle Fournier, candidate verte dans le XVIIIe, a mis des boucles d’oreilles en forme de tournesol pour fêter sa première soirée d’élue d’arrondissement. Elle se dit «émue et très impatiente de se mettre au travail» pour, avant tout, «réconcilier les citoyens». Pour le bourgmestre socialiste de Bruxelles, Freddy Thielemans, «les convergences seront plus faciles» entre Paris et la capitale belge. «François Mitterrand avait dit en son temps que l’Europe serait sociale ou ne serait pas. Je pense que, si les capitales sont socialistes, l’Europe devra être sociale», ajoute-t-il. La victoire désormais acquise à la gauche, la salle surchauffée réclame l’arrivée de Bertrand Delanoë qui finit par faire son entrée au milieu d’une belle cohue, sous les ovations et des «on a gagné» de circonstance. Visiblement très ému, il tentera sur le chemin du retour de serrer quelques mains avant de rejoindre son quartier général. Arrivés à partir de 21h30 place de l’Hôtel de Ville, les militants de gauche devront attendre de longues heures, sous une pluie fine, avant de voir leur héros, dont la victoire fait déjà rêver certains, au point de se fendre d’un pronostic : «Paris en 2001, la France en 2002».
«Ceci est la maison de tous les Parisiens», dit Bertrand Delanoë, pointant du doigt, face à lui, l’Hôtel de Ville illuminé, sous les acclamations de ses partisans venus fêter la fin d’un quart de siècle de règne de la droite à la mairie de Paris. «C’est la fête de la liberté et de la fraternité. Et dès demain, au boulot», lance-t-il, sous les applaudissements et les cris de joie de quelque six mille personnes. C’est à pied, entouré de ses plus fidèles collaborateurs, de joueurs de tambours et d’une nuée de journalistes, que l’ancien conseiller de Paris a fait sa première promenade de maire à travers la capitale, depuis son siège de campagne situé à deux pas du Centre Pompidou. Son arrivée a été saluée par une pluie de cliquetis : des trousseaux de clés brandis par la foule en liesse. «On a les...