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Actualités - Chronologies

Les producteurs US à l’affût des opportunités

Le gouvernement et les agriculteurs américains, si prompts à s’affronter habituellement, se retrouvent unis face à la menace de la fièvre aphteuse qui pourrait bénéficier aux exportations américaines essentiellement hors de l’Union européenne. Alors que la maladie se propage en Europe et en Amérique latine, ces producteurs ont d’emblée serré les rangs derrière les efforts de l’Administration américaine pour empêcher que les États-Unis et son industrie ne soient atteints. «Cela pourrait être dévastateur pour l’industrie de la viande de bœuf. Je suis très reconnaissant au gouvernement qui a fait tout ce qu’il pouvait pour éviter que l’épidémie ne se propage ici», affirme Rick Matthews, un fermier de Front Royal en Virginie (est). La plupart des producteurs américains sont touchés par ce qui arrive à leurs homologues britanniques et français, dont ils perçoivent le drame via les télévisions et les images de brasiers géants de destruction d’animaux. Mais leur solidarité s’arrête là. Et ils rejettent en bloc les reproches faits à un embargo américain jugé disproportionné en Europe, notamment dans les pays où aucun foyer de fièvre aphteuse n’a encore été découvert. Si certains secteurs de l’agriculture restent discrets, d’autres n’hésitent pas à afficher leur satisfaction et espèrent ouvertement profiter des malheurs de leurs homologues de l’Union européenne pour leur prendre des parts de marché à l’exportation. «Nous sommes toujours à la recherche d’opportunités pour nous assurer que les gens peuvent continuer à s’approvisionner en bœuf sain», souligne Carole Dubois, porte-parole d’une association nationale d’éleveurs. L’épidémie en Europe «représente assurément une chance pour nous de récupérer une partie du marché à l’exportation», renchérit Paul Hitch, patron de Hitch Enterprises, une société de viande en gros basée à Guymon, en Oklahoma, dans le sud des États-Unis. «Nous avons des stocks sûrs de nourriture de qualité et saine», ajoute-t-il, sachant pertinemment qu’une demande subite faite aux producteurs américains ne pourra que bénéficier aux intermédiaires dont il fait partie. «Il faudra bien que quelqu’un réponde à cette demande exceptionnelle», dit-il. La Fédération des exportateurs de viande, installée à Denver (Colorado, centre), n’a pas été lente à comprendre l’aubaine pour les producteurs américains que représente la maladie en Europe. «Jusqu’à hier, nous portions notre attention sur l’Angleterre, maintenant nous regardons du côté de la France. Qui sait où cela va s’arrêter ?», lance Paul Clayton, vice-président de la branche exportation de la fédération. «Il y a une possibilité d’augmenter nos exportations vers l’Europe», ajoute-t-il, sans être dans l’immédiat en mesure d’en quantifier le bénéfice financier pour les producteurs américains.
Le gouvernement et les agriculteurs américains, si prompts à s’affronter habituellement, se retrouvent unis face à la menace de la fièvre aphteuse qui pourrait bénéficier aux exportations américaines essentiellement hors de l’Union européenne. Alors que la maladie se propage en Europe et en Amérique latine, ces producteurs ont d’emblée serré les rangs derrière les efforts de l’Administration américaine pour empêcher que les États-Unis et son industrie ne soient atteints. «Cela pourrait être dévastateur pour l’industrie de la viande de bœuf. Je suis très reconnaissant au gouvernement qui a fait tout ce qu’il pouvait pour éviter que l’épidémie ne se propage ici», affirme Rick Matthews, un fermier de Front Royal en Virginie (est). La plupart des producteurs américains sont touchés par ce qui arrive à...