La dépendance de l’économie des pays de l’Opep par rapport au pétrole a très peu diminué en quinze ans, l’or noir représentant en moyenne 72 % des leurs revenus d’exportations depuis 1986, et jusqu’à 97 % pour certains d’entre eux, relèvait hier l’hebdomadaire spécialisé Pétrostratégies. La dépendance pétrolière de certains États membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole est presque totale : 94 % pour l’Arabie séoudite, plus de 96 % pour le Nigeria, 97 % pour l’Irak et plus de 91 % pour le Koweït ou la Libye. Les pays qui ont une population relativement nombreuse ont mieux réussi que les autres à réduire cette dépendance, à l’exception du Nigeria : c’est le cas de l’Iran, dont la dépendance au pétrole est passée de 94 % en 1986 à 83 % ces dernières années, de l’Algérie, passée de 90 % à 70 %, ou du Venezuela, passé de 94 % à 81 %, précise Pétrostratégies. Autre exception, l’Indonésie, dont les revenus pétroliers ne représentent plus aujourd’hui que 10 % de ses recettes d’exportations de biens et de services en «année normale». Mais ce progrès apparent n’est en fait que le fruit de la stagnation de la production indonésienne de brut plutôt que le résultat d’une diversification de son économie, reconnaît l’hebdomadaire. En revanche, la dépendance des pays à population réduite (Libye, Qatar, Koweït, Arabie séoudite) est restée quasi inchangée. Les onze membres de l’Opep ont recueilli de 1986 à 2000 en moyenne des revenus d’exportations pétrolières de 137,6 milliards de dollars par an, en dollars courants. En dollars constants de 2000, cette moyenne annuelle s’établit à 164 mds USD. L’année 1999, avec ses 163 mds USD, constitue ainsi un exercice «normal» et représentatif pour l’Opep alors que les années 2000, avec 263 mds USD – une envolée des revenus due à la flambée des cours du brut l’an dernier –, ou 1986, année de contre-choc pétrolier, avec 125 mds USD, font figure d’extrême, note Pétrostratégies.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La dépendance de l’économie des pays de l’Opep par rapport au pétrole a très peu diminué en quinze ans, l’or noir représentant en moyenne 72 % des leurs revenus d’exportations depuis 1986, et jusqu’à 97 % pour certains d’entre eux, relèvait hier l’hebdomadaire spécialisé Pétrostratégies. La dépendance pétrolière de certains États membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole est presque totale : 94 % pour l’Arabie séoudite, plus de 96 % pour le Nigeria, 97 % pour l’Irak et plus de 91 % pour le Koweït ou la Libye. Les pays qui ont une population relativement nombreuse ont mieux réussi que les autres à réduire cette dépendance, à l’exception du Nigeria : c’est le cas de l’Iran, dont la dépendance au pétrole est passée de 94 % en 1986 à 83 % ces dernières années, de...