Une succession de maladresses verbales et de scandales ont fait plonger la popularité de Yoshiro Mori depuis qu’il a pris les rênes au Japon, en avril 2000. En voici les principales au lendemain de l’annonce du prochain départ du Premier ministre : - 15 mai 2000 : M. Mori provoque un tollé en qualifiant le Japon de «pays des dieux avec l’empereur en son centre», une expression qui ravive la mémoire des années 30 et 40, durant lesquelles le Japon a mené une politique impérialiste en Asie au nom de l’empereur. - 20 juin : quelques jours avant les élections législatives du 25 juin, M. Mori appelle les électeurs indécis, qui forment environ 40 % de l’électorat, à rester au lit le jour du scrutin. - 30 juillet : le ministre en charge des réformes financières, Kimitaka Kuze, démissionne après avoir été soupçonné d’avoir reçu des pots-de-vin d’une société en échange d’un soutien politique. - 29 septembre : M. Mori est obligé de retirer ses propos après avoir traité un membre de l’opposition de «shiseiji» (bâtard) au cours d’un débat devant une commission parlementaire. - 20 octobre : M. Mori provoque l’embarras de son gouvernement en admettant avoir fait, il y a quelques années, une proposition secrète à la Corée du Nord pour régler le différend portant sur la dizaine de Japonais que Tokyo accuse Pyongyang d’avoir enlevés. Le Premier ministre révèle cette affaire au cours d’une discussion avec son homologue britannique Tony Blair à Séoul. - 27 octobre : le secrétaire général du gouvernement, bras droit de M. Mori, Hidenao Nakagawa, démissionne après des révélations de la presse sur une affaire extraconjugale avec une hôtesse de bar et ses liens supposés avec un membre de l’extrême droite. - 21 novembre : jugeant M. Mori inapte à diriger le Japon, l’opposition dépose une motion de censure. Celle-ci est rejetée, mais elle provoque une rébellion au sein même du Parti libéral démocrate (PLD) contre le Premier ministre. - 23 janvier 2001 : le ministre délégué aux Affaires économiques, Fukushiro Nukaga, démissionne après avoir été mis en cause dans une affaire de corruption liée à une mutuelle d’assurance, qui entraîne également l’arrestation de deux parlementaires du PLD. - 10 février : M. Mori est fortement critiqué pour avoir poursuivi une partie de golf après avoir été alerté d’une collision entre un sous-marin nucléaire américain et un bateau-école japonais au large de Hawaï. L’accident a fait neuf morts japonais. - 26 février : le gouvernement de M. Mori plonge dans les sondages à un niveau jamais atteint depuis 1945, avec un taux de soutien entre 5 et 10 %. - 5 mars : rejet d’une deuxième motion de censure contre M. Mori.
Une succession de maladresses verbales et de scandales ont fait plonger la popularité de Yoshiro Mori depuis qu’il a pris les rênes au Japon, en avril 2000. En voici les principales au lendemain de l’annonce du prochain départ du Premier ministre : - 15 mai 2000 : M. Mori provoque un tollé en qualifiant le Japon de «pays des dieux avec l’empereur en son centre», une expression qui ravive la mémoire des années 30 et 40, durant lesquelles le Japon a mené une politique impérialiste en Asie au nom de l’empereur. - 20 juin : quelques jours avant les élections législatives du 25 juin, M. Mori appelle les électeurs indécis, qui forment environ 40 % de l’électorat, à rester au lit le jour du scrutin. - 30 juillet : le ministre en charge des réformes financières, Kimitaka Kuze, démissionne après avoir été...
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