Pays basque - Les indépendantistes clament - leur souveraineté
le 12 mars 2001 à 00h00
Samedi soir à Saint-Sébastien (Pays Basque, nord de l’Espagne), le vélodrome d’Aoneta est plein : plusieurs milliers d’indépendantistes des deux côtés de la frontière franco-espagnole s’y sont rassemblés pour revendiquer «la souveraineté d’Euskal Herria», un Pays basque de Bayonne à Vitoria, incluant la Navarre. Sur une estrade dressée dans le vélodrome se détache sur fond rouge une grande inscription en euskera (langue basque) : «La souveraineté, c’est la paix», l’appel lancé par la coalition indépendantiste radicale Euskal Herritarrok, proche de l’Eta. Avec le cri strident traditionnel des pasteurs basques, l’irrintxi, le meeting est lancé. Des images d’archives montrant Hitler, puis Franco, apparaissent bientôt projetées sur grand écran tandis que retentit l’hymne national espagnol : la foule se déchaîne en sifflant dans un vacarme étourdissant. Quelques instants plus tard, la Marseillaise subira le même sort. Puis, des têtes en carton-pâte apparaissent sur l’estrade : Hitler, Franco, l’ancien ministre franquiste Manuel Fraga, le chef du gouvernement espagnol José-Maria Aznar ainsi que Michèle Alliot-Marie, députée-maire de Saint-Jean-de-Luz (sud-ouest de la France) et présidente du RPR (Rassemblement pour la République, conservateur). La foule conspue ces images-cibles qui portent toutes un petit bout de papier collant noir sur le front. Dans un mélange de folklore basque et de musique rock, plusieurs orateurs se succèdent à la tribune, débutant souvent leur harangue, le point levé, par le slogan «Gora Euskal Herria Askatuta» (Vive la liberté du Pays basque). Lorsque défile sur un grand écran un diaporama avec les photos des morts de l’ETA, tous se dressent debout pour la plus forte ovation de la soirée tandis que des centaines d’ikurrinas, le drapeau basque aux croix blanche et verte sur fond rouge, ondulent à bout de bras. Soudain, trois silhouettes masquées, toutes vêtues de noir, apparaissent en haut du vélodrome pour déployer à la va-vite une banderole portant l’anagramme de l’ETA : un serpent entrelacé sur une hache. La foule exulte : Gora Eta militara (vive l’ETA militaire).
Samedi soir à Saint-Sébastien (Pays Basque, nord de l’Espagne), le vélodrome d’Aoneta est plein : plusieurs milliers d’indépendantistes des deux côtés de la frontière franco-espagnole s’y sont rassemblés pour revendiquer «la souveraineté d’Euskal Herria», un Pays basque de Bayonne à Vitoria, incluant la Navarre. Sur une estrade dressée dans le vélodrome se détache sur fond rouge une grande inscription en euskera (langue basque) : «La souveraineté, c’est la paix», l’appel lancé par la coalition indépendantiste radicale Euskal Herritarrok, proche de l’Eta. Avec le cri strident traditionnel des pasteurs basques, l’irrintxi, le meeting est lancé. Des images d’archives montrant Hitler, puis Franco, apparaissent bientôt projetées sur grand écran tandis que retentit l’hymne national espagnol : la...
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