Il y a des malentendus tenaces. Comme avec ce jeune réalisateur – que j’estime – et qui me téléphone pour me demander si je vais massacrer, dans cette rubrique, sa dernière réalisation. Je me vois amené, une fois de plus, à faire cette mise au point : je ne massacre pas, je critique. Ce sont là deux choses totalement différentes. Démolir est facile. Critiquer l’est moins. Car, dans le premier cas, il suffit de faire passer les bulldozers et de créer le vide. Dans le second cas, il faut expliquer pourquoi vous utilisez un bulldozer et non pas le balai ou la tronçonneuse ! Malheureusement, pour moi comme pour vous, on ne se nourrit que de malentendus à la télé. Le malentendu consistant, dans la plupart des cas, à essayer de vous faire avaler des couleuvres, tant on est persuadé que personne ne s’en rendra compte. Si les responsables de nos diverses chaînes cessaient de prendre les téléspectateurs pour une race d’ignares, peut-être alors retrouverions-nous dans le triste panorama visuel, qui nous est offert, une trace, par-ci, par-là, de créativité. Il y a plus de deux ans qu’on nous a promis une émission sur Gibran Khalil Gibran : j’attends toujours. Il y a plus de vingt ans qu’un scénario tiré du roman de Denis Ammoun Le mors aux dents traîne dans un tiroir, à supposer que le tiroir en question se trouve encore là où il était. Je pourrais vous citer des dizaines d’exemples de ce genre. Alors qui pourrait en vouloir à nos jeunes aspirants-réalisateurs de penser à faire leurs valises et à aller là où la télévision pense. Et dépense. Pour terminer, je profite de l’occasion pour dire à mon interlocuteur du téléphone, que si je n’ai pas «massacré» son émission, c’est que je n’ai pas encore eu l’occasion de la voir. C’est aussi simple que ça ! Alain PLISSON P.S. : Massacre à la tronçonneuse (titre français de The Texas Chainsaw Massacre) de Tobe Hooper.
Il y a des malentendus tenaces. Comme avec ce jeune réalisateur – que j’estime – et qui me téléphone pour me demander si je vais massacrer, dans cette rubrique, sa dernière réalisation. Je me vois amené, une fois de plus, à faire cette mise au point : je ne massacre pas, je critique. Ce sont là deux choses totalement différentes. Démolir est facile. Critiquer l’est moins. Car, dans le premier cas, il suffit de faire passer les bulldozers et de créer le vide. Dans le second cas, il faut expliquer pourquoi vous utilisez un bulldozer et non pas le balai ou la tronçonneuse ! Malheureusement, pour moi comme pour vous, on ne se nourrit que de malentendus à la télé. Le malentendu consistant, dans la plupart des cas, à essayer de vous faire avaler des couleuvres, tant on est persuadé que personne ne s’en rendra...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.