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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché toujours clos

Le marché des changes de Beyrouth est demeuré fermé hier pour la troisième journée consécutive cette semaine, en raison du chômage officiel de l’Adha. Il reprendra ses activités normalement dès aujourd’hui. Le dollar s’était inscrit en dernière cotation, vendredi passé, au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis un an et demi, consécutivement au maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Mais compte tenu de l’absence de contreparties valables à l’offre en dehors de la BDL, les établissements de crédit de la place ont été amenés à s’approvisionner en billet vert auprès de celle-ci au point supérieur de sa fourchette d’intervention, à 1 514,00 LL. Le dollar soutenu par la faiblesse du yen et de l’euro À l’étranger, le yen a mal digéré hier les propos du gouverneur de la Banque du Japon, Masaru Hayami, suggérant qu’il ne s’inquiétait pas de la faiblesse actuelle du yen, tandis que l’euro lâchait des points contre le dollar. Les investisseurs ont donc vendu la devise japonaise, estimant que la Banque du Japon n’allait pas intervenir pour soutenir sa monnaie après les propos tenus par M. Hayami. Ce dernier a relevé dans un discours prononcé hier devant l’Institut de recherche du Japon qu’il y avait des incertitudes sur la capacité des interventions officielles à faire évoluer les taux de change. Le marché a donc déduit de ces propos que M. Hayami était en faveur d’un affaiblissement du yen. Cela d’autant que le ministre japonais des Finances Kiichi Miyazawa révélait pour sa part qu’il n’était pas en faveur d’un yen plus faible mais qu’il ne s’opposerait pas à un mouvement de baisse dû à des circonstances naturelles. Désormais, les opérateurs commencent à spéculer sur un repli plus prononcé de la devise nippone, craignant que l’économie japonaise ne bascule à nouveau dans la récession si la croissance trimestrielle enregistre une nouvelle baisse. «On reste dans une tendance à la baisse avec la devise nippone qui pourrait toucher les 124 yens pour un dollar du fait des faibles données économiques au Japon», indique-t-on dans les milieux cambistes. De son côté, l’euro est repassé sous la barre de 0,93 dollar, en réaction à la baisse plus forte que prévu des entrées de commandes dans l’industrie allemande. Ces dernières ont nettement reculé en janvier de 3,9 %, soit à un rythme largement supérieur aux prévisions des analystes qui tablaient sur un recul de 1 % environ, contre une hausse de 2 % en décembre. Ce développement a donc renforcé les craintes d’un ralentissement plus sévère que prévu dans la première économie européenne où le chômage venait aussi d’augmenter en février pour le deuxième mois consécutif, pavant la voie à un éventuel assouplissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) lors de la réunion de son conseil de gouverneurs jeudi prochain. Ce sentiment a été renforcé par la publication d’un rapport de l’institut de conjoncture IFW prévoyant un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) allemand entre 2,1 et 2,2% cette année au lieu de 2,75 % attendu par le gouvernement. Compte tenu de toutes ces considérations, les attaques à la baisse du yen et de l’euro ne tardaient pas à privilégier le dollar sur toute autre monnaie, le faisant négocier à New York comme suit : – 0,9285 pour un euro contre 0,9340, la veille – 1,4605 pour un sterling contre 1,4685 – 2,1065 DM contre 2,0940 – 7,0650 FF contre 7,0230 – 1,6580 FS contre 1,6485 – 2 085,40 lires contre 2 073,10 – 119,85 yens contre 118,80. Réduction des gains aux Bourses américaines Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières, après une ouverture en nette hausse, ont modéré leur ardeur hier, passant même dans le rouge par moment. De fait, les opérateurs ont été partagés hier entre les commentaires d’Abby Joseph Cohen, analyste très écoutée de la banque d’affaires Goldman Sachs, et les mauvaises nouvelles qui continuaient de pleuvoir sur le marché. D’un côté, la tendance de la cote américaine a été soutenue par les recommandations de Mme Cohen aux investisseurs d’augmenter de 5 %, pour porter à 70 % le pourcentage de titres boursiers dans leurs portefeuilles. Mais d’un autre côté, les opérateurs ont été très sensibilisés par la révision à la baisse de JDS Uniphase, numéro un mondial de la fibre optique pour télécoms, de ses prévisions pour les troisième et quatrième trimestres, invoquant le ralentissement de l’économie américaine et une baisse de la demande. Il en est de même d’Intel, numéro un mondial des microprocesseurs, qui a fait savoir qu’il ne faut pas s’attendre à une reprise rapide de la demande de semi-conducteurs. Cela d’autant que le marché connaissait hier un regain d’agitation après la suspension de cotation du géant de l’Internet Yahoo! qui a annulé une participation à une conférence sur l’Internet organisée par Merrill Lynch faisant naître de nombreuses rumeurs sur ses résultats et ses alliances. Ces développements ont donc fragilisé la Bourse électronique Nasdaq dont l’indice composite devait effacer une bonne partie de ses gains pour s’inscrire en préclôture aux alentours de 2 220 points. Pourtant, les pertes de la pharmacie et des maisons de courtage, après la baisse des prix des médicaments antisida à destination de l’Afrique et l’annonce par Bear Stearns de la suppression de 3,5 % de son effectif, n’ont pas pour autant suffi à plomber Wall Street, initialement soutenue par les gains des pétrolières, de la distribution et de la grande consommation. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles, qui a fluctué entre un plus haut à 10 700,69 points et un plus bas à 10 591,86 points, est parvenu à afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 676,68 points, en hausse de 85,46 points sur la veille. Redressement des Bourses européennes dans le sillage de Wall Street La bonne tenue de Wall Street a redonné courage aux Bourses européennes, qui ont terminé la journée de mercredi bien mieux qu’elles ne l’avaient commencé, profitant notamment des commentaires rassurants d’une responsable de Goldman Sachs. Après une matinée dans le rouge, les marchés du Vieux continent ont retrouvé des terrains positifs après l’ouverture de Wall Street. Abby Joseph Cohen, chargée des stratégies d’investissement chez Goldman Sachs, a recommandé à ses clients d’acheter des actions, un an après avoir conseillé exactement le contraire, lors d’un mois de mars 2000 qui restera comme celui du début de la descente aux enfers pour un marché qui atteignait alors des sommets. En clôture, le DJ Euro Stoxx 50 est resté stable à 4 412,03 points. L’indice FTSE Eurotop 300 a gagné 1,02 % après avoir perdu 0,40 % dans la matinée au milieu de rumeurs de mise en garde sur le géant des télécoms Nokia. Nokia, qui s’est refusé à tout commentaire, a perdu plus de 6 % agrès le lancement de cette rumeur et le déclassement du titre par Lehman Brothers. Le groupe ne perdait plus du terrain après une ouverture de Wall Street marquée par la remontée de high techs. Lehman a abaissé son objectif de cours sur Nokia et réduit de 5 % sa prévision du bénéfice du n° 1 des téléphones mobiles, après les commentaires de ses concurrents Samsung et Texas Instruments l’accusant de s’engager dans une guerre des prix. Malgré la tendance haussière du marché, certains analystes doutaient de la solidité de la reprise, sachant que le ralentissement de l’économie américaine semble à l’évidence se confirmer. «Nous n’avons pas pris part au ralliement sur les techs de ces deux derniers jours», a déclaré Ben Funnell, de Morgan Stanley. «Nous pensons que ça n’est pas fini avec les techs – elles n’ont pas encore atteint leur plancher. Le risque est que les estimations soient encore trop élevées. Il est trop tôt pour mordre à l’hameçon et acheter». Tokyo : poursuite de la hausse La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 0,3 % mercredi, soutenue par la recherche de bonnes affaires après être tombée vendredi à son plus bas niveau quinze ans. L’indice de référence Nikkei 225 a progressé de 36,15 points à 12 723,89 points. Il avait terminé à 12 261,80 vendredi, soit son plus bas niveau depuis le 31 juillet 1985. «Les investisseurs étaient restés prudents au cours de la matinée mais ont repris leurs achats en fin de séance car les titres sont bon marché après la chute brutale des cours la semaine dernière», a estimé Koichi Kawata, courtier à Sakura Friend Securities. L’indice élargi Topix a progressé de 14,19 points à 1 236,14. Le montant des transactions a porté sur 669 millions de titres échangés contre 618,4 millions la veille. Le mouvement d’achats intervenu en fin de séance a également été dopé par des rumeurs selon lesquelles le Premier ministre Yoshiro Mori, passablement impopulaire, pourrait annoncer prochainement sa démission, ont indiqué les opérateurs. En dépit du démenti apporté par M. Mori, certains analystes parient sur cette prochaine démission – peut-être même la semaine prochaine – du Premier ministre dont la cote de popularité a baissé à 6,5 %. Le Nikkei était en baisse dans la matinée, les investisseurs se débarrassant de leurs valeurs technologiques en dépit de la hausse à New York, a souligné Hiroichi Nishi, analyste senior à Nikko Securities. «L’effet positif donné la veille par les marchés américains a fait long feu vers la fin de la séance du matin, les investisseurs ne trouvant pas d’incitations nouvelles», a-t-il ajouté.
Le marché des changes de Beyrouth est demeuré fermé hier pour la troisième journée consécutive cette semaine, en raison du chômage officiel de l’Adha. Il reprendra ses activités normalement dès aujourd’hui. Le dollar s’était inscrit en dernière cotation, vendredi passé, au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis un an et demi, consécutivement au maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente. Mais compte tenu de l’absence de contreparties valables à l’offre en dehors de la BDL, les établissements de crédit de la place ont été amenés à s’approvisionner en billet vert auprès de celle-ci au point supérieur de sa fourchette d’intervention, à 1 514,00 LL. Le dollar soutenu par la faiblesse du yen et de l’euro À...