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Actualités - Chronologies

Affaire Elf - Sirven affirme avoir bénéficié d’appuis

Pour la première fois depuis son arrestation aux Philippines, l’ancien numéro 2 du groupe pétrolier Elf, Alfred Sirven, a commencé à s’expliquer devant la justice française, affirmant notamment avoir bénéficié d’appuis lors sa fuite et sa cavale de plus de trois ans. «Dès l’origine, cette affaire ayant pris les dimensions d’une véritable affaire d’État, il m’a été vivement conseillé de m’éloigner», a déclaré début mars le personnage-clef du scandale politico-financier Elf devant un des juges instruisant ce dossier Renaud Van Ruymbeke, selon l’édition du journal Le Monde datée de mardi. «En retour, il m’a été assuré que je pourrais séjourner à l’étranger sans risque particulier en dépit des mandats d’arrêt, ce qui fut effectivement le cas pendant deux ans», a poursuivi Alfred Sirven, 74 ans, lisant une déclaration manuscrite et refusant de répondre aux questions du magistrat. Accompagné de ses avocats, M. Sirven, en détention depuis un mois, n’a pas précisé qui lui avait donné ces conseils et assurances. Mais ces déclarations, confirmées de source proche du dossier, contribuent à alimenter toutes les rumeurs sur les protections dont aurait bénéficié l’ancien homme de l’ombre du groupe pétrolier, qui était, au début des années 1990, très bien introduit dans les milieux politique et économique.
Pour la première fois depuis son arrestation aux Philippines, l’ancien numéro 2 du groupe pétrolier Elf, Alfred Sirven, a commencé à s’expliquer devant la justice française, affirmant notamment avoir bénéficié d’appuis lors sa fuite et sa cavale de plus de trois ans. «Dès l’origine, cette affaire ayant pris les dimensions d’une véritable affaire d’État, il m’a été vivement conseillé de m’éloigner», a déclaré début mars le personnage-clef du scandale politico-financier Elf devant un des juges instruisant ce dossier Renaud Van Ruymbeke, selon l’édition du journal Le Monde datée de mardi. «En retour, il m’a été assuré que je pourrais séjourner à l’étranger sans risque particulier en dépit des mandats d’arrêt, ce qui fut effectivement le cas pendant deux ans», a poursuivi Alfred...